home Brazzaville, Congo Congo – Brazzaville : près de 3000 personnes escroquées

Congo – Brazzaville : près de 3000 personnes escroquées

Photo : les manifestants devant le Ministère de la Justice Crédit photo Adiac
Photo : les manifestants devant le Ministère de la Justice Crédit photo Adiac

Une entreprise fictive opérant à Brazzaville, dénommée Société de Travaux Divers (STD) avait recruté environ 3000 personnes, majoritairement des femmes, moyennant 12. 000CFA chacune soit un total de plus de 36 millions frauduleusement encaissés.

Après le recrutement, les responsables de la STD ont déployé les travailleurs dans plusieurs sites, entre autres, l’enceinte de la Télévision nationale, le complexe sportif La Concorde à Kintélé pour désherber et réaliser divers travaux. A la fin du premier mois de service, pas de salaire pour les travailleurs. Ils sont finalement montés au créneau d’autant plus que leurs recruteurs ne se faisaient plus voir. Ces derniers n’étaient pas non plus joignables aux téléphones. 

Ainsi, dans la matinée du 7 juin, près d’une cinquantaine de travailleurs se sont déportés au Palais de Justice de Brazzaville non pas pour porter plainte mais pour manifester. Le procureur de la République près le Tribunal de grande instance, André Oko Ngakala, les a rassurés que les malfrats (au nombre de 4) étaient déjà aux arrêts et qu’une information judiciaire était ouverte.

Les propos du procureur, pourtant vrais, ne les ont pas visiblement convaincus. Les travailleurs de la STD escroqués se sont déportés au ministère de la Justice, des droits humains et de la promotion des peuples autochtones, tronc d’arbres à la main pour se faire entendre. Le ministre Pierre Mabiala a reçu cinq meneurs du groupe pour s’enquérir de la situation. Après échange, il leur a demandé d’attendre les conclusions de la procédure engagée. « Ce n’est pas au ministère de la Justice que l’on porte plainte ou que l’on juge. Garder votre calme et faites confiance à la justice qui est en train de faire son travail », a déclaré le ministre.

Le procureur de la République, présent à cette réunion, a rassuré que le dossier suit son cours normal. Il est déjà sur la table du quatrième cabinet du juge d’instruction.  Pour ne pas perdre raison, les travailleurs abusés ont résolu de suivre la voie prévue par la loi sans troubler l’ordre public.

Rominique Nerplat Makaya

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