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Congo – Brazzaville : plus de 4 travailleurs sur 10 sont pauvres

Les ex-travailleurs revendiquent l’apurement total de leurs droits 20 octobre au ministère de l'Économie et des finances.| DR
Les ex-travailleurs revendiquent l’apurement total de leurs droits le 20 octobre 2015 au ministère de l’Économie et des finances.| DR

Le coordonnateur du système des Nations Unies, Antony Ohemeng Boamah a affirmé, le 14 décembre à Brazzaville, que dans l’ensemble du pays, plus de 4 travailleurs sur 10, soit 43,1% sont pauvres, il s’agit des personnes ayant un emploi, mais vivant en dessous du seuil de pauvreté.

Cette affirmation a été faite à la cérémonie de lancement du 24èmerapport mondial sur le développement humain 2015 lancé sous le thème « le travail au service du développement humain » et qui examine le lien entre le travail et le développement humain.

Ce rapport lancé simultanément au niveau mondial à Addis Abeba par l’administrateur du PNUD, Helen Cark, indique que le travail conforte le développement humain, non seulement par son apport en termes de revenu mais également en termes d’opportunités offertes à l’individu au titre de son statut social ou de son insertion au sein de la société.

Antony Ohemeng Boamah a, à cette occasion signifié que « ces dernières années, le Congo, comme beaucoup de pays d’Afrique subsaharienne, a connu des taux de croissance importants, plus de 5% en moyenne », poursuivant que « cependant cette croissance n’a pas créé suffisamment d’emplois, un travail qui permet réellement une expansion du développement humain ».

La proportion des travailleurs pauvres reste importante et concerne presque la moitié des actifs. Les emplois mal rémunérés se situent dans les compagnes à cause de la faible productivité agricole. On note que les travailleurs pauvres sont plus nombreux parmi les femmes, que parmi les hommes.

Le coordonnateur du système des Nations Unies a noté que le Congo, à l’instar de plusieurs pays africains subsahariens, est confronté à la problématique de l’emploi de sa jeunesse croissante et on dénombre que près d’un million de jeunes de 15 à 29 ans, représentant près d’un quart de la population est à la recherche d’un emploi.

Ce rapport, a dit le Coordonnateur des Nations des Unies, permet d’apporter un éclairage important et afin d’envisager l’ensemble des voies et moyens susceptibles de promouvoir un travail en quantité et qualité au Congo au regard des nouveaux défis mondiaux et technologiques et faire en sorte qu’au Congo, le travail soit véritablement le levier, d’un développement humain en progression rapide grâce notamment à la hausse de la productivité en milieu rural et dans le cadre des Objectifs de Développement Durable dont l’un des objectifs porte sur un travail décent pour tous.

Le rapport 2015 analyse toutes les conditions nécessaires qui permettent au travail de véritablement contribuer au développement humain. Il a pour but d’aider les décideurs politiques et autres acteurs du développement à pérenniser les bénéfices acquis au titre du développement humain.

« Le travail est au cœur du développement humain en procurant des revenus et en permettant l’accès à l’éducation et à la santé. Le travail permet parallèlement la production des biens et services nécessaires au bien-être des individus. Le travail est un moyen de participation à la vie sociale, d’interaction, de créativité et d’épanouissement humain », a-t-il défini.

Antony Ohemeng Boamah a relevé cependant que le travail non rémunéré et sa place en termes de développement humain est également mis en exergue dans ce rapport, mentionnant que selon les catégories de travail occupé par les populations et selon les circonstances, le travail occupé peut porter atteinte au développement humain.

A cette occasion, l’on a noté qu’au Congo, selon le rapport des Objectifs du Millénaires pour le Développement (OMD), alors que le taux de chômage a chuté, le taux de sous-emploi a augmenté pour représenter 27,8% en 2011.

D’après l’indice d’inégalité de genre, les femmes d’Afrique subsaharienne assument l’essentiel du fardeau du travail non rémunéré, généralement elles sont responsables de plus de trois quarts du temps que leurs ménage consacre aux soins non rémunérés. Le rapport souligne que lorsque les femmes sont rémunérées, à l’échelle mondial, elles gagnent en moyenne 24% de moins que les hommes et occupent moins d’un quart de postes d’encadrement supérieur dans le monde.

Pour sa part, le ministre congolais du plan et de l’intégration, Raphael Mokoko qui a lancé ce rapport et clôturé les travaux a reconnu qu’il  revient au gouvernement d’accélérer la mise en œuvre des mesures spécifique en faveur de l’emploi.

Il a réitéré l’engagement du président de la République, Denis Sassou-N’guesso, qui place le travail et l’amélioration de la condition humaine au centre de la préoccupation du programme du gouvernement.

« je reste persuadé que l’appui des partenaires techniques et financier, les partenaires au développement de la République du Congo ne nous ferons jamais défaut », a-t-il espéré, insistant que « nous avons conscience de l’intérêt qu’il y a à créer, des meilleurs conditions   de mise en capacité pour donner un contenu beaucoup plus concret pour passer du potentiel à la réalisation, passer à l’action, nous travaillons à l’amélioration de cet indice de développement humain dès lors que la charge du gouvernement est d’assurer les taches essentielles de prévisibilité de l’ensemble des phénomènes sociaux ».

(ACI)

One thought on “Congo – Brazzaville : plus de 4 travailleurs sur 10 sont pauvres

  1. il est parfois très ridicule de passer par quatre chemins pour résoudre un problème quand même les solutions à ce problèmes sont simples. Dans les pays qui se respectent ils ont créé ce qu’on appelle SMIC (salaire minimum de croissance) qui a été déterminer en fonction du coût de la vie et qui est suivi par les économistes et financier de ces pays, afin de permettre même aux travailleurs n’ayant que ce smic comme salaire de pouvoir joindre au moins les deux bout du mois s’il peut vivre au dépend de ces moyens donc sans faire la bamboula. cependant en république du congo on ne sait pas si le calcul de ce smic est bien en fonction du coût de la vie, parce que dans la fonction publique le SMIC est à 90.000FCFA alors que le loyer pour une petite famille d’une mère et un père et deux enfants ( j’estime 2 chambres salon simple sans qu’il y ait des sanitaires) coute 50.000FCFA pour un manger quotidien d’au moins 4.000Fcfa le plus modestement possible x30 jours nous sommes à 120.000F pour ne citer que ces deux postes budgétaires nous sommes déjà à un écart de: 90.000-120.000-50.000= -80.000 qui est le déficit du budget familiale auquel il faut ajouter les autres postes comme l’eau, l’électricité, la santé le vestimentaire, la scolarisation des enfants. je me demande si le SMIC français par exemple fait l’objet aussi d’un tel déficit du budget familial. Dans les entreprise privées les conventions collectives sont en faveur des entrepreneurs , pour faire croire à une main d’oeuvre bon marché au détriment des travailleurs qui sont victimes du coût de la vie élevé. quand les expatrier qui soi-disant viennent nous apporter de l’ingenuérie gagnent des salaires exorbitant, le salaire d’un expatrier, pourtant de la même condition qu’un cadre congolais, représente jusqu’à 10x plus. pourtant à tout cela la solution est de regarder les conventions collectives qui régissent les rémunérations dans les entreprises privées, le smic qui devrait être égal au coût de la vie d’un congolais moyen. lui permettant de nourrir sa famille manger, dormir, se vêtir, se soigner en joignant ses deux bouts de mois. en outre si un gouvernement ne peut pas donner des bons salaire, il n’a qu’à rendre la vie moins chère.

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