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Congo – Brazzaville: l’homme blanc perçu comme mari idéal par la ponténégrine

Dans la capitale économique du Congo Brazzaville, à Pointe Noire, l’homme blanc est perçu comme un mari idéal par la ponténégrine. Interrogées sur cette question pendante, certaines filles apportent ainsi la preuve tangible et irréfutable que sceller une union conjugale avec un blanc constitue un bénéfique et un précieux instrument au service de l’entente, de la concorde, de la paix et de la stabilité.

C’est dans cette perspective que l’homme blanc est ainsi assimilé par la ponténégrine comme étant une personne capable de réhabiliter tous les repères moraux qu’a perdus la femme au cours d’une aventure amoureuse avec un africain notamment un Congolais. A ces repères moraux qu’a perdus la femme on peut citer entre autres : l’amour, la vérité, la sincérité, la justice, la paix et la stabilité. Tous ces indices pertinents constituent les racines de l’édification d’une vie conjugale meilleure.

Plus de la moitié de jeunes congolaises interrogées sont convaincues que l’homme blanc est doué d’un savoir-faire remarquable et d’une sincérité d’homme de pointe ; que, de facto, son âme est ulcérée et blessée au vif face aux injustices et inégalités dont la femme est victime à travers la société dans laquelle elle vit. C’est pourquoi une union conjugale avec ce dernier constitue une source de paix, de dignité, de prospérité, de tranquillité, de bonheur  et de respect au sein de la famille, mais aussi au sein du milieu social.

Par ailleurs, plusieurs raisons illustrent l’idée que l’homme blanc constitue un atout majeur pour le mariage.

D’abord, avec un homme blanc, le problème de la succession  et celui de l’héritage ne se posent pas en cas de décès de l’époux. Par rapport aux africains qui sont capables, pour l’héritage, d’occasionner et de précipiter la mort de la veuve du de cujus afin de bénéficier de tous les biens laissés par son conjoint.

Il apparait que le testament olographe laissé par l’homme blanc n’est jamais battu en brèche   par ses parents en ce sens ce que ceux-ci le respectent, tout en se soumettant aux dernières volontés du de cujus. Une attitude qui est difficilement acceptée au sein de société congolaise où les dernières volontés du de cujus sont généralement mises en cause par ses parents qui, n’ayant pas trouvé gain de cause à la suite du testament laissé par le de cujus, usent des méthodes métaphysiques pour nuire mieux pour chercher noise à la vie de ceux-là qui tiennent mordicus au strict respect des dernières volontés testamentaires.

Il est communément admis à Pointe noire que loin d’attribuer à la femme le rôle et la fonction de gestionnaire du foyer conjugal comme cela est légion dans la société africaine en général et la société congolaise en particulier, l’homme blanc accorde à la femme une place importante dans  la vie du foyer conjugal en ce sens qu’il ne peut prendre des décisions unilatérales sans l’associer.

Ensuite, à cause d’une idée stéréotypée et héritée de la colonisation qui associe la peau blanche à la puissance et à la richesse, se marier avec un blanc est un grand honneur pour la famille dans le sens où la femme est respectée dans son milieu social et familial. Raison pour laquelle l’homme blanc est considéré par ces jeunes filles en quête d’une union conjugale meilleure comme Moïse qui, dans des Saintes Ecritures, était venu délivrer les enfants d’Israël de la misère.

De même, à travers une union conjugale scellée avec lui, la belle-famille peut se tailler une place au soleil. Elle peut également sans coup férir partir pour l’Europe, changer de mode de vie et obtenir facilement des papiers. Il faut ajouter que l’homme blanc est sensible et attentif aux préoccupations d’ordre sentimental, matériel et financière de son épouse par rapport à l’homme noir qui est souvent inerte et indifférent face aux doléances formulées par sa femme.

En effet, la société congolaise étant phallocratique, l’éducation reçue a appris à l’homme qu’être aux petits soins pour son épouse n’est pas signe de tendresse mais de faiblesse. Un congolais qui ne cache pas son amour pour sa femme devient la risée de tous.

Par conséquent, le sentiment d’amour et de sincérité que l’homme blanc manifeste à l’endroit de son épouse est considéré comme vrai et sincère par rapport à une relation entretenue avec un africain  qui est censée être basée sur la fourberie et la supercherie.

La femme a une grande considération au sein de culture européenne en ce sens que ses droits et ses libertés dans le foyer ne sont ni bâillonnés ni réduits à quia mais plutôt reconnus et garantis par la législation occidentale.

Interrogée sur cette question épineuse, Mademoiselle Jaëlle pense qu’il est préférable de sceller une union conjugale avec un blanc qu’avec un africain.      Selon elle, l’homme blanc sait aimer, sait comprendre son épouse, sait  aussi être attentif aux préoccupations de cette dernière. Par rapport à l’africain notamment le congolais qui assimile la femme à une boîte de pandore, à un simple objet de plaisir mieux à un outil nécessaire à la procréation, l’homme blanc demeure toujours attentif et sensible aux difficultés éprouvées par son épouse.

Abondant sur la même perspective que Mademoiselle Jaëlle, Mademoiselle Merveilles estime que l’homme blanc est un mari idéal qui peut répondre favorablement aux attentes de son épouse et aussi de sa belle-famille. Il ne peut entreprendre quelque chose sans avertir sa femme. Avec un homme blanc, la femme est libre d’exercer dans le domaine de son choix car elle ne subit aucune influence de la part de son époux. C’est dans cette perspective que Mademoiselle Serigina déclare : « Sceller une union conjugale avec un africain c’est bâillonner ses droits ainsi que ses libertés au bénéfice de la pensée unique. »  Avec un africain, surtout un congolais, il n’y a pas de dialogue permanent.

Cependant il y a une minorité de jeunes femmes qui, soit parce qu’elles sont revenues de leurs illusions, soit parce que les études et les médias leur ont ouvert les yeux, posent un regard désabusé sur l’homme blanc. C’est ainsi que Mademoiselle Mimi Emeraude pense que considérer l’homme blanc comme mari idéal nous conduit aveuglement vers l’acculturation. Selon elle, de tous les mariages qui ont eu lieu en Afrique tout comme en Europe, il y a aussi des filles  mariées aux africains qui sont heureuses dans leurs foyers respectifs par rapport à celles qui ont scellé une union conjugale avec les blancs. Bon nombre d’entre elles ne sont pas avec ces hommes-là par conviction ou par amour désintéressé mais elles se marient avec eux tout simplement pour entrer en possession des biens matériels de ceux-ci une fois qu’ils sont décédés, de bénéficier des opportunités de voyage en occident et aussi d’acquérir la nationalité dans le pays de l’époux.

Au terme de cette analyse, force est de retenir que dans la conscience collective de certaines ponténégrines, sceller une union conjugale avec un homme blanc constitue une source de bonheur, de réussite, de richesse, de respect au sein de la famille et aussi au sein du milieu dans lequel l’on vit. Cette conception représente pour elles une vérité d’évangile que personne ne peut mettre en cause.

CELMOND KOUMBA

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