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Congo Brazzaville: L’exploitation illégale du bois dépouillent les forêts congolaises

Sur une piste de brousse dans le district de Mabombo dans le sud du Congo-Brazzaville, deux guides forestiers montrent le chemin vers un chantier de coupe de bois et de sciage informel. De loin, un homme crie: « Qui est cet homme qui est avec vous ? Nous n’avons pas besoin d’étranger ici ». Le chef de chantier ne veut pas de journaliste sur le chantier. Mais, il finit par accepter tout en expliquant: « Nous n’aimons pas les visiteurs ici parce que nous ne sommes pas en règle. Et notre patron nous l’a fermement interdit. Quand la planche de bois sortira en ville, il sera lui-même à bord du véhicule pour ne pas que la marchandise soit saisie ».

Le chantier est occupé. Des hommes marchent de la forêt vers une clairière en transportant sur leurs têtes des planches de bois. Les planches sciées seront envoyées vers les marchés de différentes villes du Congo-Brazzaville. Sous une tente en polyester soutenue par des piquets de bois, des travailleurs se réchauffent autour d’un feu en attendant d’être approvisionnés en carburant de transport.

Environ 4 millions d’hectares de forêts couvrent la partie australe du Congo-Brazzaville. Mais les forêts sont frappées de plein fouet par des pratiques illégales d’exploitation de bois depuis l’époque coloniale. Alors que des lois sur l’exploitation régissent la concession, l’abattage, la gestion et l’aménagement forestiers, seuls quelques exploitants formels remplissent les cahiers de charge et respectent les lois. La plupart opèrent de façon clandestine. Il y a des conflits permanents avec les pouvoirs publics ou les communautés villageoises. Les opérations exposent les ressources forestières à une exploitation non maitrisée, ce qui dégrade l’écosystème local.

Il y a des activités illégales sur toute la chaine de valeur du bois — de la collecte, à la transformation, au transport et à la commercialisation. Des violations similaires sont présentent sur tous les chantiers. Par exemple, dans le village de Kinkosso, les chefs du village et le député local ont forcé l’entreprise BTC, qui disposent d’un permis, de quitter les forêts parce que la compagnie abandonnait régulièrement de billes qui finissaient par pourrir sans être sciées ni vendues. Un gâchis pour les populations qui y voyaient une perte de leurs richesses forestières.

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