Congo: assainir les finances par l’identification des fonctionnaires civils

Congo: assainir les finances par l’identification des fonctionnaires civils

Tenant compte de la difficile situation économique dans laquelle est plongé le Congo en raison de la chute du prix du baril de pétrole, principale source de revenus de l’Etat, le gouvernement veut assainir les finances publiques en vue d’une maitrise de la masse salariale mensuelle estimée à 2,6 milliards FCFA (3,9 millions d’euros) pour 30.730 agents de l’Etat.

Dans cette perspective, une opération d’identification des agents civils de l’Etat a été lancée le 31 octobre sur toute l’étendue du territoire national. L’objectif de ce recensement qui durera quatre mois intègre, d’après le Premier ministre, Clément Mouamba, l’accompagnement et la mise en œuvre des politiques publiques cohérentes.

« C’est une approche crédible qui doit conduire à des résultats dignes de foi. C’est pourquoi, je vous engage tous à prendre la mesure de vos responsabilités », a déclaré le chef du gouvernement au lancement de l’opération.

« Tous ceux des agents qui, par négligence ou par calcul inavoué, se mettront en marge du personnel, l’Etat employeur ne saurait s’investir dans la réparation des situations administratives ambiguës », a-t-il précisé.

A travers ce recensement, le gouvernement espère assainir les finances publiques par une maîtrise de la masse salariale, l’automatisation de la retraite ainsi que la planification, de façon prévisionnelle, des besoins en ressources humaines des administrations publiques.

« La première phase du recensement est celle de l’identification pour constituer une base de données, et la deuxième concerne l’enrôlement biométrique afin de délivrer à terme des cartes professionnelles puis informatiser le fichier des agents civils de l’Etat », a expliqué le ministre de la Fonction publique et de la réforme de l’Etat, Aimé Ange Wilfrid Bininga.

Depuis plus de trois ans, notamment en 2010, 2011 et 2012, l’approche du gouvernement relative à la maîtrise du fichier des agents civil et militaire de l’Etat s’est avérée quelque peu fructueuse, mais pas du tout maîtrisée.

En 2010 par exemple, le gouvernement congolais a réussi à réduire de 5,2 millions d’euros à 3,9 millions d’euros la masse salariale mensuelle des fonctionnaires dont 5.000 d’entre eux étaient jugés fictifs.

L’actuel recensement se veut être déterminant pour l’Etat dont le budget a été révisé à la baisse du fait de la conjoncture économique que connaît le pays depuis la chute du prix du baril de pétrole.

Ceci, évoque-t-on, pour plusieurs raisons, notamment mettre un terme aux agents fictifs, au double salaire, mais aussi et surtout permettre de générer des gains dans les caisses de l’Etat.

Pour favoriser un contrôle strict, plusieurs documents sont exigés à tout fonctionnaire émargeant au budget de l’Etat. Il s’agit entre autres de la copie du texte de recrutement ; d’une copie de la première note de prise de service ; d’une copie du diplôme justifiant le grade actuel et de l’original de l’attestation de présence au poste.

Avec Xinhua

 


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