Congo – Après une éclipse : Claudine Munari et Mathias Dzon remontent au créneau

Claudine Munari

Claudine Munari

Les directions politiques de la Fédération de l’opposition congolaise et du Collectif des partis de l’opposition congolaise se sont réunies du 16 au 17 juillet 2018, à Brazzaville.

Sous la coordination de Mme Claudine Munari et de M. Mathias Dzon.

A la faveur de cette première concertation républicaine, les deux principales composantes de l’opposition politique congolaise ont fait le tour d’horizon de la crise «gravissime» que traverse le pays, depuis plusieurs années. Ils rappellent, d’ailleurs, qu’avec le changement anticonstitutionnel d’octobre 2015, cette crise multidimensionnelle s’est davantage aggravée suite à la «mascarade» de l’élection présidentielle de mars 2016 dont les résultats ont été imposés par la force des armes avec comme conséquences la guerre dans le département du Pool et l’emprisonnement des responsables et militants politiques. «Le pays est depuis gouverné par un pouvoir illégal et illégitime. On assiste à un déni des droits humains fondamentaux et de la démocratie. La volonté d’empêcher l’opposition d’exercer ses activités est manifeste. Le pays est totalement exsangue. Le Gouvernement a du mal à conclure un programme d’urgence avec le FMI», soutiennent les deux principales composantes de l’opposition politique congolaise.

Elles soulignent que face à cette situation, la Fédération de l’opposition congolaise et le Collectif des partis de l’opposition congolaise ont très tôt sonné l’alarme en appelant à un dialogue politique inclusif préparé d’accord parties, sous l’égide de la communauté internationale, afin de promouvoir un sursaut républicain et patriotique face à cette crise endémique. «Le pouvoir de Brazzaville s’oppose systématiquement à toute sortie négociée de ce chaos dont il est, faut-il le rappeler, entièrement responsable. Contre la volonté générale, il préfère l’arrogance, la violence, l’arbitraire, les procès politiques staliniens et une démarche d’exclusion à travers un conseil national du dialogue, organe sans objet et sans intérêt».

Pour la restauration et l’alternance démocratique, ils ont estimé qu’à tout cela et à toute autre initiative semblable, la Fédération de l’opposition congolaise et le Collectif des partis de l’opposition congolaise disent catégoriquement «Non!». Ils se réservent le droit de mener des actions concertées avec toutes les forces citoyennes pour remettre notre pays dans la voie de la démocratie, l’Etat de droit, la réconciliation nationale, la cohésion républicaine, la relance économique et la bonne gouvernance.

Ainsi au terme de leur concertation, les deux principales composantes de l’opposition congolaise ont pris l’engagement de poursuivre leurs échanges et d’œuvrer pour la tenue d’un dialogue politique nationale inclusif, «seule et unique solution de sortie de crise.»

Pascal AZAD DOKO


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