Congo : André Okombi Salissa vise la présidence pour congoliser les postes au profit des jeunes

Congo : André Okombi Salissa vise la présidence pour congoliser les postes au profit des jeunes

Le candidat André Okombi Salissa

Le candidat André Okombi Salissa

André Okombi Salissa est un frondeur du parti au pouvoir PCT. Il a rompu avec le président Sassou-Nguesso il y a huit mois. Candidat à l’élection présidentielle au Congo Brazzaville sous la bannière de l’Initiative pour la démocratie au Congo (IDC), il appelle les Congolais à croire en lui afin de réaliser l’alternance.

L’ancien ministre congolais, André Okombi Salissa veut réaliser l’alternance grâce à la confiance que lui accorderont les Congolais. L’homme compte sur l’adhésion massive des Congolais, qui croient qu’il  a toujours été de toutes les batailles pour la construction de la «maison Congo».
«J’ai été à la conférence nationale, je suis de toutes les batailles pour la démocratie», a-t-il indiqué dans une interview accordée à Rfi.
Interrogé sur son compagnage avec Denis Sassou-Nguesso pendant trente ans, André Salissa  explique qu’il ne l’a jamais fait dans l’absurde.
«J’ai été un compagnon qui l’a accompagné, mais je ne l’accompagne pas dans l’absurde ! Quand nous avons décidé de faire la Constitution du 20 janvier 2002, nous avons pensé que pour respecter les acquis de la Conférence nationale souveraine, il fallait que l’accession au pouvoir soit pacifique et le départ du pouvoir pacifique. Et pour ce faire, l’alternance démocratique des deux mandats a été une exigence arrêtée par toute la classe politique», se justifie l’ancien ministre de Sassou.
Le candidat à la présidentielle affirme avoir quitté le camp de Denis Sassou-Nguesso à partir du moment où il a décidé de changer la Constitution.
M. Salissa est résolument opposé à un troisième mandat du président Sassou.
«C’est quelqu’un que j’ai respecté, il a été mon parrain politique. Mais vous savez que dans la politique, il y a la parole et il y a l’honneur. Quand on jure de défendre la Constitution et de la respecter, c’est la Loi fondamentale d’un pays. Et quand on ne le fait pas, c’est un parjure. La fameuse Constitution a été votée par un simulacre de référendum, où les Congolais ne se sont pratiquement pas déplacés. Ils ont eu vite fait de publier des faux résultats. Et maintenant, tous les Congolais savent bien que M. Sassou cherchait à s’éterniser au pouvoir», déclare le candidat.
André Salissa estime que Sassou Nguesso ne sera même pas parmi les trois premiers candidats à l’issue du premier tour.
«Tout ce que nous voulons faire, c’est qu’il sorte par la grande porte et nous prendrons les dispositions pour lui garantir une retraite apaisée», a-t-il dit.
Le patron de l’IDC fustige la Commission électorale qui serait également décriée par toutes les instances internationales, dont l’Union européenne. Selon lui, c’est la raison pour laquelle l’opposition a refusé d’y participer et de monter un comité technique électoral, chargé de collecter les vrais résultats des bureaux de vote et de les publier le cas échéant en temps réel.
L’ancien ministre promet aux jeunes congolais la «congolisation» de postes.
«Pour toutes les compagnies qui sont dans notre pays, il y a des postes comme secrétaire, comptable, petit électricien… On n’a pas besoin de faire importer la main-d’œuvre, surtout en ce qui concerne les Chinois qui utilisent même des chauffeurs chinois dans leurs véhicules. Ça, c’est la congolisation des postes. J’ai aussi proposé la création d’une banque spécialisée dans le financement pour les activités des jeunes », explique-t-il.
Le premier tour de l’élection a lieu le dimanche 20 mars prochain.


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