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Congo – Affaire Chacona : les avocats des ayants droit et de la défense récusent la constitution de l’Etat comme partie civile

Palais de justice de Brazzaville

Palais de justice de Brazzaville

Le procès des six policiers accusés dans l’affaire dite de la tragédie du commissariat de Chacona, ayant causé la mort de treize jeunes, s’est ouvert le 25 octobre à la troisième chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance de Brazzaville.

La première journée des audiences sur l’affaire qui remonte au mois de juillet dernier a été marquée par l’exception des avocats de la partie civile qui pensent que l’Etat congolais devrait être civilement responsable au lieu de se constituer partie civile. C’est ainsi qu’ils ont demandé au président de la Cour de régulariser la procédure afin que l’Etat vienne dans cette affaire en qualité de commettant ou de l’employeur des six agents de la police poursuivis pour homicide involontaire et non-assistance à personne en danger.

« L’Etat n’a pas subi de préjudice, donc il ne peut pas se prévaloir partie civile dans cette affaire. Il s’agit d’une fuite en avant, l’Etat devrait répondre des actes posés par ses commis. Cette faute sera imputable à l’Etat », ont défendu farouchement les avocats dont Me Yvon-Éric Ibouanga qui assimile la procédure en cours à un pénalty sans gardien. Il promet ainsi de faire des démonstrations pour prouver que le commettant était de mèche avec les prévenus.

Cette position a été soutenue par les avocats de certains accusés qui estiment que leurs clients sont poursuivis pour un drame qui s’est produit dans un bâtiment de l’Etat, notamment au Poste de sécurité publique (PSP) de Chacona.

Rétorquant à ces arguments, le ministère public a souligné que l’Etat pouvait se constituer partie civile dans cette affaire puisqu’il s’agit des vies humaines. Selon le parquet, c’est l’Etat qui a porté plainte et les autres parties sont venues se greffer.

Après ces deux positions antagonistes entre la partie civile et le ministère public, en l’absence des avocats de l’Etat, le président de la 2e Chambre correctionnelle, Dan Ndé Ibara-Ibombo, a renvoyé l’affaire à la prochaine audience prévue pour le 8 novembre afin de délibérer sur cette exception soulevée. La chambre a également rejeté, au cours de cette audience, les demandes de liberté provisoire formulée par deux accusés, notamment le commissaire du PSP et une policière.

Parfait Wilfried Douniama

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