Congo : 4 candidats appellent à contester la réélection de Sassou par des actions légales et pacifiques

Congo : 4 candidats appellent à contester la réélection de Sassou par des actions légales et pacifiques
 
Le président sortant congolais, Denis Sassou N'Guesso

Le président sortant congolais, Denis Sassou N’Guesso

Quatre candidats à la présidentielle congolaise du 20 mars appellent le peuple congolais à contester par des actions légales et pacifiques la réélection du président sortant Denis Sassou Nguesso dès le premier tour, selon un communiqué authentifié samedi par l’AFP.

Publié avant le long week-end pascal – lundi est férié au Congo-, les quatre signataires de cette déclaration du vendredi 25 mars demandent à l’ensemble du peuple congolais d’observer la première opération +ville morte+ sur l’ensemble du territoire national, le mardi 29 mars 2016.

Ils qualifient de forfaiture les conditions de la tenue de l’élection et les résultats officiels proclamés jeudi avant l’aube et donnant M. Sassou Nguesso vainqueur avec plus de 60% des voix.

Nous engageons le peuple congolais à exercer pleinement sa souveraineté sur sa victoire démocratique à travers des élections reconnues par la loi : villes mortes et autres grèves, meetings et marches pacifiques jusqu’au respect du verdict des urnes, écrivent-ils.

Les quatre candidats à la présidence signataires du texte sont : Guy-Brice Parfait Kolélas (arrivé deuxième avec plus de 15% des voix), le général Jean-Marie Michel Mokoko (troisième avec près de 14%), Claudine Munari et André Okombi Salissa.

Joints par l’AFP, Mme Munari et MM. Kolélas et Okombi Salissa ont confirmé avoir bien signé ce texte. Le général Mokoko n’a pu être joint mais un membre de son équipe de communication a indiqué qu’il en était bien lui aussi signataire.

Les quatre candidats avaient signé avant le vote une Charte de l’opposition pour la victoire dont le but était d’empêcher la réélection de M. Sassou.

Un cinquième candidat, Pascal Tsaty-Mabiala, secrétaire de l’UPADS, premier parti de l’opposition au Parlement, a signé ce pacte électoral anti-Sassou, mais samedi en début d’après-midi, il n’avait pas signé la déclaration endossée par ses alliés.

 
Par l’AFP
 
 
 

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