Congo  : Il faut « sauver ce qui nous reste », s’alarme l’archevêque de Brazzaville

Congo  : Il faut « sauver ce qui nous reste », s’alarme l’archevêque de Brazzaville

L’archevêque de Brazzaville, Mgr Anatole Milandou

L’archevêque de Brazzaville, Mgr Anatole Milandou

L’archevêque de Brazzaville, Mgr Anatole Milandou, s’est inquiété d’un risque de « suicide collectif » à l’approche du référendum sur une modification de la Constitution congolaise. Son adoption permettrait à l’actuel chef de l’État, Denis Sassou Nguesso, au pouvoir depuis près de 30 ans, de se porter candidat à la présidentielle de 2016.

« CARREFOUR DU DIALOGUE »
« Nous pouvons encore sauver ce qui nous reste: la cohésion nationale », a-t-il écrit deux jours avant la consultation, prévue dimanche 25 octobre, dans un « appel à la classe politique congolaise », qu’il invite à revenir « au carrefour du dialogue ». Aucun homme politique majeur n’a réagi à cet appel alors que les funestes souvenirs des épisodes de guerre civile qui ont déchiré le pays pendant une dizaine d’année, entre 1993 et 2003, continuent de le marquer.

« COUP D’ÉTAT CONSTITUTIONNEL »
Dénonçant le référendum comme un « coup d’État constitutionnel », deux coalitions d’opposition avaient tenté d’organiser des opérations de « désobéissance civile », mardi 20 octobre. Mais l’interdiction de tout rassemblement public, le même jour, a entraîné des heurts entre forces de l’ordre et manifestants à Brazzaville et à Pointe-Noire, la capitale économique du pays, et fait de quatre à une vingtaine de morts, selon les sources.

Après une nouvelle interdiction des rassemblements publics, l’opposition a annulé le grand rassemblement qu’elle prévoyait d’organiser dans la capitale vendredi 23 octobre, dernier jour de la campagne référendaire.

INTERNET MOBILE COUPÉ
Accusant le pouvoir d’« usage disproportionné de la force, assassinats, atteintes à la liberté de l’information et de manifestation », cinq ONG congolaises de défense des droits de l’homme ont estimé vendredi dans un communiqué que « les conditions d’organisation d’un référendum n’étant pas réunies, le gouvernement [était] dans l’obligation de rechercher un consensus avec l’opposition ».

L’internet mobile, les services de SMS et le signal local en FM de la radio française RFI – une des stations les plus écoutées au Congo – restaient coupés, vendredi 23 octobre, pour la quatrième journée consécutive.

La-croix


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