Cohésion nationale du Congo : plaidoyer pour l’appropriation du vivre ensemble

Cohésion nationale du Congo : plaidoyer pour l’appropriation du vivre ensemble

Le Premier ministre, Clément Mouamba et le député maire de la ville de Brazzaville, Hugues Ngouelondelé ont organisé, le 10 août à Brazzaville, un cocktail pour inviter les acteurs politiques et de la société civile à s’approprier le « vivre ensemble ». Ces retrouvailles étaient motivées par la crispation du climat politique constatée au lendemain de l’élection présidentielle du 20 mars dernier.

Cette rencontre a regroupé les membres de la majorité, de l’opposition radicale, de l’opposition modérée, des partis et groupements du centre, de la société civile et quelques ambassadeurs accrédités au Congo.

 Clément Mouamba a mis à profit cette occasion pour indiquer que tous les Congolais partagent les mêmes valeurs ; qu’ils ont l’obligation de les préserver et de les protéger au même titre que la nation congolaise. Le Premier ministre a renchéri, en outre, qu’il est nécessaire pour les Congolais de se débarrasser des préjugés réducteurs qui les empêchent de vivre ensemble et de s’aimer.

 « Tous les Congolais aiment la paix, la stabilité et ils aspirent à la croissance économique de leur pays », a-t-il déclaré avant d’ajouter que cette croissance doit bénéficier à tous suivant un partage équitable des revenus issus de la vente des ressources naturelles.

Le Premier ministre a expliqué que l’initiative qu’il a amorcée ce jour, avec le maire de Brazzaville, est proposée aux acteurs politiques et de la société civile. Il souhaite qu’ils s’en approprient et en propose un contenu afin que le vivre ensemble intègre les habitudes des Congolais.

« De notre point de vue, le vivre ensemble est un leitmotiv irréversible. Nous nous battons à explorer les pistes pour y parvenir. Parmi mes conseillers, j’ai celui qui s’occupe de la culture démocratique et du vivre ensemble. C’est dire combien, j’accorde de l’importance à ce concept », a déclaré Clément Mouamba.

Le Premier ministre a invité les Congolais à ériger non pas des murs mais des ponts qui leur permettraient d’aller d’un point à un autre du Congo sans en être inquiétés. Clément Mouamba a insisté sur le bien-fondé de l’unité et de la cohésion nationales qui constitue, a-t-il dit, l’un des points de départ du processus de développement d’un Etat.

Prenant la parole à son tour, le député maire de la ville de Brazzaville, Hugues Ngouelondélé a précisé que :« notre unique ambition c’est d’établir des passerelles aux fins d’aboutir à une entente cordiale entre les leaders politiques et raffermir la concorde et la cohésion nationales. Pour atteindre cet objectif, nous nous devons de promouvoir résolument la culture de la tolérance, qui est véritablement le ferment du vivre ensemble ».

Le maire de la ville a souhaité que le Congo devrait tout mettre en œuvre pour parvenir aux processus électoraux apaisés, de sorte que, a-t-il renchéri, « les gagnants ne pensent pas avoir tout gagné, et les perdants ne désespèrent pas, en considérant avoir tout perdu », pour que le seul vainqueur soit le peuple.

Il a invité les Congolais à œuvrer afin que le concept de vivre ensemble soit réellement ancré dans les mentalités comme un état d’esprit quotidien et un comportement citoyen permanent. « Nous considérons la rencontre de ce jour comme un sursaut patriotique pour l’entame du processus de la décrispation des relations entre filles et fils d’une même patrie », a-t-il conclu.


Tags assigned to this article:
Cohésion nationaleCongo

1 comment

Write a comment
  1. JDM
    JDM 12 août, 2016, 03:18

    Quelle folie, ces voyous prennent les Congolais pour des imbéciles? Le Congo vivra bientôt le phénomène des kamikazes. On verra comment ces voyous pourront se pavaner au Congo.

    Reply this comment

Write a Comment

Your e-mail address will not be published.
Required fields are marked*

Aller à la barre d’outils