CHU de Brazzaville : le départ du directeur général divise l’intersyndicale

Centre hospitalier et universitaire de Brazzaville

La section de la Confédération syndicale des travailleurs du Congo (CSTC) a sollicité, le 2 août, à l’issue d’une assemblée générale, l’éviction de Jérémie Mouyokani, pendant que la section de la Confédération syndicale congolaise (CSC) plaide pour son maintien.

Le courant des travailleurs qui sollicite la suspension du directeur général par intérim évoque la mauvaise gestion du Centre hospitalier universitaire de Brazzaville (CHUB), les cinq mois de salaire impayés, la mauvaise gestion des hôpitaux généraux et autres. Ainsi donc, la section de la CSTC a fait part de son intention de vouloir bloquer tous les hôpitaux généraux du pays. 

Par contre, la section de la CSC et le Syndicat national des médecins du Congo (Synamec) n’adhèrent pas à cette démarche. Dans une déclaration commune, les deux organisations ne veulent « plus soumettre la population et le CHUB à de rudes épreuves ».

Selon la CSC et le Synamec, les nominations des directeurs divisionnaires par la ministre de la Santé, en mars dernier, ont occasionné « une scission au sein de l’intersyndicale. Une section s’oppose à ces nominations et a sommé la ministre de revenir sur ces nominations avec menace de mettre le CHUB à feu et à sang ».

Les deux structures syndicales ont ajouté : « les mutations, le déploiement des travailleurs au sein du même établissement ne constituent en rien une sanction pour ces derniers syndicalistes ».

La même déclaration affirme que l’intersyndicale, composée des sections de la CSTC, CSC et le Synamec, reconnaît avoir mené plusieurs démarches auprès du gouvernement, entre juillet 2017 et juillet 2018.

Courant juillet 2017, par exemple, un préavis de grève a été adressé au gouvernement,conduisant à la signature d’un protocole d’accord, le 18 août 2017. Les syndicats avaient également eu la promesse de concomitance dans le paiement des salaires.

Cependant, de juillet 2017 jusqu’au 1er août 2018, aucune subvention d’équilibre n’a été versée au CHUB et la promesse de concomitance dans le paiement des salaires est restée lettre morte.

Enfin, signalons qu’actuellement les retards de paiement de salaire dans les structures sanitaires à budget de transfert s’accumulent. Le CHUB accuse cinq mois de salaires impayés, l’hôpital de Dolisie en compte vingt et un, l’hôpital de Loandjili totalise sept mois et celui du 31 juillet d’Owando dix mois. Le Centre national de transfusion sanguine a sept mois d’impayés. 

Fortuné Ibara 

Adiac-Congo

Adiac-Congo

L’Agence d’information d’Afrique Centrale


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