Charles Mwando Nsimba, le vice-président de l’Assemblée nationale de la RDC démissionne

Charles Mwando Nsimba, le vice-président de l’Assemblée nationale de la RDC démissionne

Charles Mwando Nsimba, le vice-président de l'Assemblée nationale de la RDC démissionne

Charles Mwando Nsimba, le vice-président de l’Assemblée nationale de la RDC démissionne

Le vice-président de l’Assemblée nationale, Charles Mwando Nsimba, un des sept signataires de la lettre ouverte au président Joseph Kabila, a démissionné jeudi à Kinshasa de son poste à cette chambre basse du parlement de la République démocratique du Congo (RDC), a appris APA de source proche du parlement.

Président de l’Union nationale des démocrates fédéralistes (Unadef), Mwando Nsimba, fait parti du groupe des 7 (G7) responsables des partis de la Majorité présidentielle (MP) qui ont écrit le 14 septembre au président Kabila pour lui demander de respecter la constitution qui prévoit la fin de son dernier mandat à la tête du pays en novembre 2015.Il quitte le bureau de l’Assemblée mais reste député au sein de cette chambre, a-t-on précisé.Les six autres signataires de la lettre sont Antoine Gabriel Kyungu wa Kumwanza, président de l’Union nationale des fédéralistes du Congo (UNAFEC), Olivier Kamitatu Etsu, président de l’Alliance pour le Renouveau du Congo (ARC) et ministre du Plan, Yves Mobando-Yogo, vice-président du Mouvement social pour le Renouveau (MSR), José Endundo Bononge, président du Parti démocrate chrétien (PDC), Christophe Lutundula, président de l’Alliance des démocrates pour le progrès (ADP) et Banza Maloba de l’Avenir du Congo (ACO).

Le président Joseph Kabila a révoqué mercredi Olivier Kamitatu de son poste de ministre du Plan et du suivi de la révolution et de la modernité. Il en est de même de Pierre Lumbi, le président du MSR, le deuxième parti en importance au sein de la coalition gouvernementale après le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD, parti présidentiel), révoqué de son poste de conseiller spécial du Chef de l’Etat en matière de sécurité.

Il a été reproché à Kamitatu des manquements graves dans l’exercice de ses fonctions, notamment l’obligation de réserve et de discrétion en toute circonstance à laquelle sont soumis les membres du gouvernement.

Quant à Pierre Lumbi, il est accusé de manquements graves aux devoirs déontologiques auxquels sont soumis les membres du cabinet du président de la République.

Le bureau politique de la Majorité présidentielle a, à l’issue d’une réunion à laquelle a pris part son allié, le Parti lumumbiste unifié (PALU), a estimé que les signataires de la lettre adressé au président Kabila, qui est l’autorité morale de la MP, se sont auto exclus de la famille politique du chef de l’Etat.

Selon le bureau politique de la MP et le PALU, les signataires se situent aux antipodes des options concertées au sein de la MP et ses alliés, en reprenant à leur compte les procès d’intention faits par l’opposition à l’autorité morale de la Majorité.

Ils ont invité par conséquent les signataires à tirer les conséquences du choix stratégique qu’ils ont ainsi opéré, « en faisant simplement le constat qu’ils ont choisi de quitter la Majorité présidentielle pour rejoindre l’opposition ».

Les élections générales (locales, municipales, urbaines, provinciales, législatives et présidentielle) sont attendues d’octobre 2015 à novembre 2016 en RDC où les opposants craignent un glissement du mandat du président Kabila.

Les négociations entamées en Italie et en Espagne entre le PPRD, parti présidentiel, et l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) d’Etienne Tshisekedi, en vue d’un dialogue politique dans ce pays, ont échoué avec le retrait des délégués de ce grand parti de l’opposition.

 
Par l’APA


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