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CEMAC : près de 45 milliards FCFA de l’UE pour l’appui au commerce et à l’intégration économique

(Illustration) Image d’archive|DR
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La Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEMAC) a lancé vendredi à Yaoundé, sous l’égide du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), un programme d’appui au commerce et à l’intégration économique d’un financement de 68 millions d’euros (près de 45 milliards de francs CFA) octroyé par l’Union européenne (UE).

Le chef de la délégation de l’Union européenne au Cameroun, l’ambassadeur Françoise Collet, a expliqué que le Programme d’appui au commerce et à l’intégration économique (PACIE) est doté de 68 millions d’euros, soit près de 45 milliards de francs CFA, entièrement financé par l’UE à travers le 10e Fonds européen de développement (FED).

D’une durée de 25 mois, ce programme est destiné aux six pays membres de la CEMAC, à savoir le Cameroun, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, la République centrafricaine (RCA) et le Tchad, et intègre la République démocratique du Congo (RDC) et Sao Tomé- et-Principe, deux pays issus comme ceux-ci en outre de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC).

Selon le directeur du Bureau régional du PNUD pour l’Afrique, Abdoulaye Mar Dieye, l’objectif est de « permettre le renforcement des capacités des acteurs régionaux, nationaux et locaux afin de créer les conditions de mise en oeuvre du nouveau cadre harmonisé des finances publiques de la CEMAC, et de consolider les réformes fiscales et douanières à l’oeuvre dans la sous-région ».

« Sous l’impulsion de la Commission [de la CEMAC], a-t-il précisé, les Etats devront se concerter davantage au niveau régional pour améliorer l’harmonisation fiscale au travers de mesures d’optimisation du régime des exonérations, d’élimination de la double imposition ou de lutte contre la fraude fiscale », pour permettre l’augmentation des budgets nationaux en proie à une série de contraintes.

L’une de ces contraintes réside à la baisse des aides financières extérieures, vécue, comme l’a relevé Paul Tasong, commissaire en charge du département des politiques économique, monétaire et financière de la CEMAC, dans un contexte difficile marqué par la chute des matières premières dont le pétrole et la persistance des tensions sécuritaires en RCA puis aux frontières du Cameroun et du Tchad.

Pour les pays de la région, ces deux chocs engendrent d’ importantes pertes de recettes budgétaires, surtout que la quasi- totalité d’entre eux sont producteurs de pétrole, qui représente près de 40% de leur PIB et environ 70% de leurs exportations, a noté Jean Tchoffo,secrétaire général du ministère des Marchés publics et président du comité technique de suivi des réformes économiques du Cameroun.

Or, en l’espace de six mois, entre juillet 2014 et début 2015, l’or noir a perdu autour de 50% de sa valeur sur le marché international.

Ce même vendredi, une réunion des ministres de l’Economie et des Finances de la CEMAC-CEEAC a lieu à Douala, la métropole économique camerounaise, en vue de la poursuite des négociations avec l’Union européenne pour la signature d’un accord de partenariat économique(APE) régional, après celui bilatéral et à caractère intérimaire conclu avec le Cameroun en 2009 et en vigueur depuis août 2014.

C’est un autre enjeu de la mise en oeuvre du PACIE, car, cet accord commercial en perspective implique lui aussi une baisse des recettes douanières de ces pays aux économies évidemment fragiles du fait de l’ouverture des marchés qu’il induit, lesquelles recettes appellent à être compensées avec l’appui d’une mobilisation plus importante des recettes fiscales intérieures, préconise l’Union européenne.

« Dans un contexte de baisse des ressources externes, y compris les aides publiques au développement, un non usage de la fiscalité signifie davantage de ressources internes pour financer les politiques nationales de développement », résume Laurence Jacquet, coordinatrice du Pôle Stratégies de développement et Finances publiques du Centre régional du PNUD pour l’Afrique, partenaire technique du programme.

Pour Jean Tchoffo, en plus de l’accroissement des recettes budgétaires, ce programme, destiné à rendre à accroître la fluidité des échanges commerciaux et à accélérer l’intégration économique régionale, devra permettre d’améliorer la résilience des pays des 8 pays bénéficiaires et de la région elle-même face aux chocs économiques.

(Xinhua)

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