Burkina : Un autre coup d’Etat des anciens militaires proches de Compaoré déjoué

Burkina : Un autre coup d’Etat des anciens militaires proches de Compaoré déjoué

Le ministre burkinabè en charge de la Sécurité intérieure, Simon Compaoré a indiqué vendredi qu’un coup d’Etat en préparation par des militaires de l’ex-régiment de sécurité présidentielle (RSP), l’ancienne garde du président déchu, Blaise Compaoré, a été « déjoué », le 8 octobre dernier. C’est la 2e tentative de ces pro-Compaoré en l’espace d’un an.
Simon Compaoré a expliqué vendredi en conférence de presse que le coup est préparé  par une trentaine de présumés putschistes composés de l’ex-RSP qui projetaient de renverser le président Kaboré en s’attaquant au camp de gendarmerie de Paspanga à Ouagadougou, la prison militaire où sont détenus les généraux Gilbert Diendéré, et Djibril Bassolé, des cerveaux du dernier coup d’Etat manqué en 2015.
Selon le ministre en charge de la Sécurité, le plan B des présumés putschistes consistait à créer des mutineries, le dimanche 9 octobre dernier, dans les casernes à l’intérieur du pays et le Plan C à la mise en place d’une rébellion.
Alors qu’ils s’apprêtaient à mettre leur plan en exécution, la gendarmerie va arrêter le 8 octobre, quatre des individus suspects dans la région du Centre-Sud du pays. Ces derniers se dirigeaient vers Ouagadougou. Les individus se sont opposés à un contrôle d’identité ; ce qui a provoqué un accrochage avec la gendarmerie.


Simon Compaoré a laissé entendre que deux suspects ont été abattus et un gendarme blessé. Des enquêtes d’après l’incident ont permis d’identifier ces individus comme étant des membres de l’ancienne garde prétorienne de Blaise Compaoré.
« A ce jour, 19 militaires sont en détention et un toujours en fuite », a déclaré le ministre de l’intérieur.
Ces mêmes militaires avaient perpétré un coup d’Etat sur le régime de la transition en  septembre 2015. Ils ont été confrontés à une résistance des populations civiles galvanisées par l’adhésion des forces loyalistes.
Depuis ce putsch raté suivi de la dissolution du RSP, le climat sécuritaire s’est dégradé au Burkina Faso.
Par ailleurs, le gouvernement burkinabè est confronté à des attaques terroristes notamment celle de la mi-janvier 2016 en plein centre-ville faisant une trentaine de morts. Le pays est confronté à de multiples agressions aux frontières avec le Mali et le Niger.
La dernière en date est celle du 12 octobre dernier contre un détachement de l’armée burkinabè à la frontière du Mali et du Niger. Cette attaque a fait six morts côté burkinabè dont quatre soldats, tandis que le 19 octobre, les habitants d’un village dans le Sahel ont subi le même sort, et quatre d’entre eux ont perdu la vie.

Des organisations de la société civile ont appelé les autorités à prendre des mesures fortes contre le phénomène.


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1 comment

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  1. Oscar Pfouma
    Oscar Pfouma 22 octobre, 2016, 13:13

    Tant que les Services du Fasso n’auront pas neutralisé le ‘Beau Blaise » (!!!) et Ivoiriens Ouattara et Soro, le pays restera toujours sous la menace de la vermine de la Françafrique !

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