Burkina: pour la visite de Macron à Ouagadougou des étudiants débaptisent symboliquement l’avenue Charles De Gaulle en Thomas Sankara

Le Boulevard Charles De Gaulle à Ouagadougou a été débaptisé et rebaptisé Boulevard Thomas Sankara, le lundi 27 novembre 2017.

Le Boulevard Charles De Gaulle à Ouagadougou a été débaptisé et rebaptisé Boulevard Thomas Sankara, le lundi 27 novembre 2017.

Le Boulevard Charles De Gaulle à Ouagadougou a été débaptisé et rebaptisé Boulevard Thomas Sankara, le lundi 27 novembre 2017. Cet acte « illégal » mais « légitime » posé par le cadre « Deux heures pour Kamita » intervient à quelques heures de l’arrivée du Président français Emmanuel Macron. Une arrivée que l’organisation estudiantine dénonce.

Serges Bayala, secrétaire général du cadre « Deux Heures pour Kamita » une organisation estudiantine, qui s’est confié à Burkina24, a expliqué que cet acte vise à une « rupture de conscience » et manifester leur volonté d’en découdre avec les « relents de paternalisme », dans les relations entre la France et l’Afrique.

« Nous ne voulons plus de la France-Afrique. Nous ne voulons plus de relations incestueuses entre la France et l’Afrique », et pour Serges Bayala, tout commence par la décolonisation des mentalités à travers la décolonisation des édifice. D’où leur acte.

Ainsi, l’organisation estudiantine a, de sa seule volonté, changé le nom du Boulevard Charles de Gaulle en Boulevard Thomas Sankara. Même illégal, le cadre dit s’assumer. « Si nous avons choisi la journée pour le faire et le faire à découvert, explique M. Bayala, c’est un acte qui relève de la responsabilité du cadre « Deux Heures pour Kamita ».

Aussi poursuit-il, « tous ceux qui étaient sur le Boulevard, personne n’était cagoulé. C’est pour dire que nous sommes conscients que si cela peut paraitre illégal, [l’acte] relève d’un fondement très solide qui est sa légitimité. Nous pensons que de cet acte, peut naitre le désir de le légaliser ».

Le secrétaire général du cadre « Deux Heures pour Kamita » a réaffirmé la volonté de liberté de ses membres. « Désormais, sur la terre de nos ancêtres, dit-il, nous allons nous assumer. Nous avons décidé nous mêmes d’être libres ». Et pour l’être, il explique que l’un des actes majeurs et symboliques, c’est celui par exemple de débaptiser « un boulevard qui porte le nom d’un de nos tortionnaires qui est le général Charles de Gaulle ».

Et pour mieux faire valoir ses idées, M. Bayala poursuit avec cet exemple : « De la même manière qu’il ne peut y avoir de Boulevard Adolphe Hitler à Paris, il ne peut pas y avoir l’inverse chez nous. La réciprocité respectueuse, c’est cela que nous voulons revendiquer ».

Ignace Ismaël NABOLE et Jules César KABORE

© Burkina 24

Ici Brazza

Ici Brazza

L'actualité congolaise est une affaire personnel. Mais je ne peux m'empêcher de la partager avec vous.



Related Articles

Gabon : Ali Bongo appelle à l’apaisement et au rassemblement pour construire dans l’unité

Au lendemain de sa réélection contestée à la tête du Gabon, Ali Bongo appelle les gabonais à la solidarité pour

URGENT – Fusillade à Paris : « Plus de 10 victimes. Des gens masqués, armés ont tiré de tous les côtés »

#URGENT Fusillade à #Paris : « Plus de 10 victimes. Des gens masqués, armés ont tiré de tous les côtés » https://t.co/bh9OxBs6Wq

Mugabe : « La Chine fait avec nous ce que nous attendions de ceux qui nous ont colonisés »

  Zimbabwe’s Mugabe hails China’s assistance to Africa at China-…« Here is a man (President #XiJinping) representing a country once called

No comments

Write a comment
No Comments Yet! You can be first to comment this post!

Write a Comment

Your e-mail address will not be published.
Required fields are marked*

Aller à la barre d’outils