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Burkina: le parti de Compaoré accuse la police d’avoir arrêté deux de ses cadres

le parti de Compaoré accuse la police d'avoir arrêté deux de ses cadres

le parti de Compaoré accuse la police d’avoir arrêté deux de ses cadres

Le patron du parti de l’ex-président Blaise Compaoré a accusé mardi la police d’avoir arrêté deux cadres de l’ancienne formation au pouvoir qui seraient soupçonnés de « vouloir préparer une insurrection » liée au vote d’un nouveau code électoral au Burkina Faso.

Contactée, la police n’a fait aucune déclaration sur ces informations qui font la Une des quotidiens burkinabè. Le ministre de la Sécurité (Intérieur) Auguste Denise Barry, interrogé par l’AFP, a refusé de s’exprimer.

Salia Sanou, ancien maire et actuel secrétaire général du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) de Bobo Dioulasso, la deuxième ville du Burkina, et Seydou Sanou, ancien maire d’arrondissement de cette ville, « ont été arrêtés par la police » lundi, a déclaré à l’AFP Léonce Koné, le chef du CDP, l’ex-parti présidentiel.

« La police les soupçonne de vouloir préparer une insurrection à partir de Bobo Dioulasso à propos du vote du projet de Code électoral », a affirmé M. Koné, qui a dénoncé des « arrestations arbitraires » et exigé leur « libération immédiate ».

Le CDP a prévenu qu’il s’opposerait « vigoureusement », seul ou avec les « forces politiques et sociales alliées », au vote, mardi, d’un projet de loi qui prévoit d’exclure les proches du président déchu des élections d’octobre.

Des appels à manifester mardi ont été lancés par des organisations de la société civile soutenant M. Compaoré contre ce projet. D’autres contre-manifestations ont été lancées par des associations soutenant la transition.

Lundi, le ministre Barry a « mis en garde » les « instigateurs de troubles », menaçant d’interpellation toute personne « coupable de trouble à l’ordre public, d’atteinte à la sécurité des personnes et d’atteinte à la sûreté de l’Etat ».

Le projet de loi décrié, proposé par le gouvernement et amendé par des députés issus de la société civile et de l’ex-opposition, majoritaires au Conseil national de transition (55 membres sur 90), vise à modifier le code électoral.

Il prévoit d' »exclure de toutes les élections tous les membres du dernier gouvernement du président Compaoré et toute personne qui a soutenu ouvertement ou publiquement la modification de l’article 37 de la Constitution ».

Blaise Compaoré, par sa volonté de réviser cet article afin de se maintenir au pouvoir, avait provoqué fin octobre une insurrection populaire qui l’avait contraint à démissionner et fuir à l’étranger après 27 ans de pouvoir.

Par l’AFP

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