home Brazzaville Brazzaville – Transport urbain: un casse-tête pour ce début d’année scolaire

Brazzaville – Transport urbain: un casse-tête pour ce début d’année scolaire

Arrêt de bus du marché-massengo (Quartier nord de Brazzaville)
Arrêt de bus du marché-massengo (Quartier nord de Brazzaville)

Comme un marronnier, le trafic routier s’amplifie en période scolaire occasionnant la recrudescence des embouteillages. Les transporteurs en commun s’en servent ainsi de
pour monter les enchères.

Bien que ce soit le train-train quotidien des habitants de Brazzaville, ce phénomène est souvent à l’origine de la hausse des prix ou encore de l’accentuation des demi-terrains. Les transporteurs jouent aux capricieux et font bon commerce en cette période. Pour les chauffeurs de taxi, le covoiturage devient monnaie courante tandis que pour ceux des bus, les demi-terrains font la règle.

Le covoiturage pratiqué de manière différente au Congo, est devenu à la fois une œuvre salutaire pour bon nombre de congolais mais également contraignant. Cette pratique consiste pour les taxi- bus, à embarquer plusieurs clientsdes aux  heures de pointe, et  chacun payant son prix. Ces prix varient entre 1000 et 2000 Fcfa la course pour une distance allant des quartiers situés aux extrémités de Brazzaville, à l’instar de Massengo, Kombo, Massissia, Djoué, Makélékélé, Mfilou voire même au-delà. Les conducteurs de bus, quant à eux, coupent par le côté court c’est-à-dire, payer le même prix (150 Fcfa) pour une courte distance : ce qui engendre le phénomène dit « demi-terrains ». Ils avancent comme raison : les embouteillages ou encore, en cas de pénurie de carburant, la hausse du prix à la pompe. Pour dire clair : la loi du plus fort bat encore son plein.

Cette pratique qui tire son origine au début des années 2000, ne cesse de prendre de l’ampleur à Brazzaville. Toutefois, bien que décriée, elle profite tant aux chauffeurs, qui, en une seule course peuvent empocher jusqu’à 4.000 voir 5.000  FCFA, qu’aux  clients qui, avec 1.000 frs seulement arrivent à destination quequ’en soit la distance. Ainsi, si pour les clients le facteur temps est souvent mis en exergue les chauffeurs par contre y voient une manière de gagner davantage de l’argent.

Soulignons que le phénomène a également d’autres inconvénients. Certains chauffeurs, au lieu de prendre des courses au gré des premiers clients, accumulent trois à quatre courses allant dans des directions différentes, mettant à mal les clients. Cette pratique est souvent source de contradiction, de dispute, d’échanges désobligeants entre clients, impliquant ainsi la responsabilité du chauffeur.

Emprunter un bus devient un véritable casse-tête. Les gens doivent s’offrir en spectacle pour s’arracher une place assise. Et même là, c’est le plus rapide qui gagne. Pour le constater, il suffit de se rendre à un arrêt de bus surtout à des heures de pointe pour voir des scènes de ce genre. Il n’est pas rare de voir des attroupements de personnes attendant impatiemment un moyen de transport. Pour certains habitants, il n’existe qu’une manière pour pallier à ce phénomène de demi-terrain : les bus de l’Etat doivent renforcer le parking. Ces difficultés de transport touchent ainsi toutes les couches sociales, partant des fonctionnaires, des travailleurs du secteur privé, en passant par les élèves et étudiants.

Josiane Mambou Loukoula

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