Brazzaville – Talangaï : 6 familles expulsées de force

Brazzaville – Talangaï : 6 familles expulsées de force

Talangaï

Image d’archive|DR

Pour contrer la résistance qu’opposaient certains propriétaires de parcelles expropriées pour cause d’utilité publique, alors qu’ils auraient déjà perçu la totalité de l’argent lié à leur indemnisation,  le ministère en charge de l’Aménagement du territoire et de la délégation générale aux Grands travaux a procédé, le vendredi 19 juin à un déguerpissement forcé des familles concernées.

Cette opération, qui a été collectivement menée par les ministères des Affaires foncières et du domaine public, de l’Aménagement du territoire et de la délégation générale aux Grands travaux, de la Construction et de l’urbanisme, assistés par le maire du sixième arrondissement (Talangai) a concerné six parcelles. Elle  intervient après l’observation d’un préavis de deux semaines donné après le paiement total des frais d’expropriation  par le gouvernement. « Le préavis a été donné pour le 17 juin, mais aujourd’hui nous sommes le 19 juin  et vous constatez que malgré ce délai,  certaines personnes font la tête et ne veulent pas libérer les lieux », a souligné le maire de Talangai.

Faisant une rétrospection sur l’histoire de la situation, le maire de Talangai, Privat Ndéké a signifié que « c’est en 2013 que vingt et deux parcelles, notamment celles situées dans la zone où sera construit l’échangeur, plus précisément au rond-point Keba Na virage  ont été déclarées domaines à exproprier pour cause d’utilité publique par le gouvernement. D’autant plus qu’avec l’arrivée des 11e jeux africains, il fallait construire des voies afin de faciliter la circulation jusqu’au complexe Olympic de Kintélé ».

Environ 80% de paiement déjà effectués par le gouvernement

Selon Privat Ndéké, pour indemniser les propriétaires de ces domaines, trois séances de réévaluation et d’expertise ont été faites. Ceci, afin que le gouvernement et les familles concernées s’accordent sur le prix. Malgré ces efforts inlassables du gouvernement, les populations ne cessaient de contester les montants proposés. Ainsi, usant des lois et règlements applicables au processus d’expropriation, l’Etat a procédé à une quatrième réévaluation des prix, tout en tenant compte des réclamations et doléances faites par les populations. Ce qui justifierait, le lancement de cette opération de déguerpissement forcé. Car, selon les statistiques, environ 80% de paiement des frais d’indemnisation ont été effectués. « Sur les vingt et deux propriétaires, vingt ont été d’accord avec le gouvernement et ont accepté de percevoir leur argent dépuis une semaine. Alors que deux s’opposent jusqu’aujourd’hui. Ceux-là seront convoqués, parce que l’Etat ne négociera plus et exercera son pouvoir régalien. c’est la raison pour laquelle nous avons lancé cette opération qui s’est déroulée sans heurt. Car, chacun s’était convenu avec l’Etat sur les montants proposés », a précisé le maire de Talangai.

Parlant en outre du retard sur le processus de paiement de cet argent, le maire de Talangai a évoqué plusieurs raisons parmi lesquelles, les cas de succession et d’héritage légaux qui sont difficiles à régler, car il faut se rassurer des vrais héritiers ou administrateurs. « Tous ces problèmes ont donc retardé la programmation qui a été faite. Quand il y a des problèmes de succession, il faut tenir compte du droit et savoir qui a été réellement désigné comme administrateur des biens ou héritier légal pour toucher les indemnités liées à l’expropriation », a conclu le maire.

© Adiac-Congo


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