home Brazzaville, Congo Brazzaville – Pluies diluviennes : la rue Eko à Talangaï coupée de la circulation

Brazzaville – Pluies diluviennes : la rue Eko à Talangaï coupée de la circulation

La rue Eko à Talangaï devient impraticable à la circulation en taxi
La rue Eko à Talangaï devient impraticable à la circulation en taxi

Nouvellement rêvetue de dallettes, cette ruelle permettait de désengorger le trafic sur la rue Ndolo et faciliter la circulation automobile pour les habitants des quartiers Petit-chose, Maman Mboualé et Ngamakosso dans l’arrondissement 6 Talangaï. La pluie qui s’est abattue dans la nuit du 24 au 25 avril dernier l’a fortement endommagé.

Située dans le sixième arrondissement, la rue Eko couverte de pavés depuis la gendarmérie de Talangaî (CEG  de la Liberté) jusqu’à l’école 18 mars à Petit-chose est devenue impraticable.  Cette voie aménagée pour fluidifier la circulation dans les quartiers 67 et 68 se trouve obstruée par le sable et les eaux de pluies. Considérée comme une route sécondaire, la rue Eko réduisait les emboutéillages au niveau de la voie principale, celle de la rue Ndolo. Des maisons englouties et inondées, des dallettes et canalisations longeant l’avenue Jamaïque envahies.

 Dans certaines parcelles, le niveau de l’eau a atteint le chaînage des maisons, sans possibilité pour les propriétaires de sauver les meubles et ustensiles de cuisine. Le combat contre le déferlement des eaux et du sable est perdu pour eux. L’inondation et l’ensablement menacent les habitations dans ces quartiers si bien que certaines personnes risquent de se retrouver sans-abri.

Même scénario à Ngamakosso où les véhicules après la pluie ne peuvent plus atteindre le terminus de Château d’eau. L’un des batiments du CSI  de Ngamakosso a été emporté par cette pluie du 24 au 25 avril.

Un vieux papa témoigne sur fond d’inquiétude : « Quand il va commencer à pleuvoir ici, que pourrons-nous faire en cas d’urgence pour nous rendre à l’hôpital ? Mais que ferons-nous quand les eaux redoubleront de fureur à la prochaine tombée de la pluie ? ». Une habitante, Rachel Bomoko, explique que pendant la période des pluies intenses, même manger devient difficile. « Quelle voie emprunter pour aller au marché même le plus proche et acheter de quoi nourrir la famille ? La vie s’arrête pendant quelques jours. C’est en prévision de cela que j’ai commencé aujourd’hui à débroussailler un recoin de la rue pour une activité lucrative».

Notons que chaque année, les pluies diluviennes causent de nombreux dégâts dans les quartiers laissant la population à la merci des inondations, des pertubations de la circulation. En dehors de Talangaî, les habitants des quartiers précaires, tous sont victimes. C’est donc fort de cela que les populations lancent un appel aux autorités afin qu’une solution soit trouvée à leurs problèmes.

Fortuné Ibara

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