Brazzaville : l’école primaire de la Liberté gagnée par la violence

Brazzaville : l’école primaire de la Liberté gagnée par la violence

Image d’archive| DR

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L’école primaire de « La Liberté », située à Talangai, le sixième arrondissement de Brazzaville, vit une recrudescence des actes de banditisme. Sur le terrain on signale des cas de vols et de viols qui inquiètent le personnel enseignant.

D’après les informations que Les Dépêches de Brazzaville ont recueillies auprès de la direction de cette école, le personnel de cet établissement qui est majoritairement féminin a décidé d’observer un arrêt des coursde trois jours, du 11 au 13 mai. Une manière pour ces enseignants d’exprimer leur désarroi suite à l’aggravation des actes d’incivisme et de banditisme dont ils seraient les premières victimes. Le comble, disent-ils, c’est l’indifférence des autorités. Et dire qu’un poste de la gendarmerie est même installé dans l’enceinte de ladite école. 

 « Nous sommes souvent agressés et violentés par les bandits. Le cas le plus flagrant est arrivé le 29 avril, à 13 heures, quand une enseignante en classe de CE2 a été agressée en pleins cours. Elle s’est retrouvée avec une plaie et un choc à l’épaule droite. La majorité des salles de classe ainsi que leurs plafonds sont devenus des cachettes des bandits et voleurs. Nous souhaitons une réaction du gouvernement ou de la force publique afin de mettre un terme à ce problème qui perdure et nous met en insécurité », a déclaré l’une des responsables de l’école.

S’ajoute aussi celui du vandalisme volontaire organisé, selon nos sources, par les jeunes du quartier en complicité avec les populations environnantes. Conséquence : des bureaux et salles de classe sont endommagés et saccagés par des jeunes gens qui viennent d’autres quartiers pour jouer au ballon. L’école de la Liberté est, comme bien d’autres, un espace de rencontres sportives.

Autres dégâts à noter : les installations électriques endommagées, le vol de tables-bancs nouvellement installés, le pillage des carreaux et des portes. «  Dans notre école, beaucoup de salles de classe n’ont plus de portes et ne sont plus utilisées, car elles sont remplies d’ordures  », a signifié une enseignante. Et d’ajouter : « Ici, une enseignante ne peut pas faire cours jusqu’à 17 heures. Elle court le risque d’être violentée ou violée ».

L’école de la Liberté compte parmi les établissements de Brazzaville sur lesquels le gouvernement a investi d’importants moyens financiers à la suite des explosions de Mpila, le 4 mars 2012. Un financement de la fondation SNPC a permis de moderniser l’établissement. Cela a positivement changé le visage de ce complexe scolaire. Mais en quelques mois ces efforts sont en train d’être sapés par des individus malintenttionnés.

© Adiac-Congo

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