Brazzaville : La police sera sans pitié envers les jeunes qui seront pris en flagrant délit (Jean François Ndenguet)

 

Le directeur général de la police, le général Jean-François Ndenguet

Le directeur général de la police, le général Jean-François Ndenguet

La menace est très forte ! A l’approche des fêtes de fin d’année, la fréquence d’actes de banditisme augmente souvent à Brazzaville. En vue de garantir un climat apaisé, la police sera sans pitié envers les jeunes qui seront pris en flagrant délit, a déclaré le directeur général de la police, le général Jean François Ndenguet, lors de sa rencontre jeudi, avec les chefs des quartiers de la capitale congolaise.

«Ce sont vos enfants, vous devrez leur prodiguer des conseils », a lancé le général Jean François Ndenguet, confronté à plusieurs défis : la violence et les actes d’escroquerie, la délinquance, le banditisme, la manipulation de la population par certains hommes politiques, les actes inciviques spectaculaires perpétrés dans certains lycées de Brazzaville.

«Nous ne stigmatisons pas les quartiers sud de Brazzaville. Chaque jour, la police découvre que les bandits s’infiltrent dans cette zone. Je vous appelle à la lucidité, à la responsabilité, à un sursaut citoyen », a-t-il dit avant de solliciter la collaboration intelligente des chefs des quartiers pour mieux étouffer dans l’œuf les comportements déviants, ce en présence du représentant du Préfet, des délégués des maires et des chefs des commissariats de Police de Brazzaville.

De leur côté, les chefs de quartier ont plaidé pour le renforcement de l’équipement et des effectifs de la police dans les commissariats de la capitale. Ils ont déploré également le manque d’électricité dans certaines zones qui, selon eux, constitue l’un des facteurs d’insécurité.

Certains chefs des quartiers du sud de Brazzaville, ont fustigé le refus de collaboration d’autres commissaires de police.

On rappelle que depuis plusieurs mois, les groupes de jeunes délinquants communément appelés «Bébés Noirs » écument les différents quartiers de Brazzaville où ils sèment la panique et la désolation.

«Bébés Noirs », ce terme est le symbole d’une violence urbaine morbide équivalente à celle accouchée, voici peu, par les «kuluna », autres enfants terribles de la délinquance urbaine exportée par Kinshasa (RDC).

Tous ceux qui ont eu affaire à ces féroces lionceaux humains, ne sont pas prêts de l’oublier mais se murent dans un éloquent silence.

On parle d’un niveau d’attaque bestial ne faisant pas de quartier. Les victimes s’en sortent délestées de leurs biens avec à la clef, de profondes balafres au visage, des bras amputées quand elles n’y laissent pas leur vie.

Les congolais avec leur manie de l’oxymore sont étonnés qu’on puisse être adolescent et se comporter en boucher !

Les «Bébés Noirs », arborent des cagoules noires quand ils passent à l’attaque, preuve que ceux qui sont attaqués sont des connaissances qui pourraient les reconnaître.

Mais, au lieu de laisser la police, seule, faire face à ces égarés, il ne serait pas superflu que le gouvernement congolais réfléchisse sur l’ouverture des centres de rééducation et de formation, dans les trois grandes communes que sont Brazzaville, Dolisie et Pointe-Noire, afin de donner à ces enfants perdus, l’espoir de retrouver les bons chemins de notre société. Il y va de la sécurité publique.
 
Germaine Mapanga
Avec Les Echos du Congo Brazzaville


 

 

Ici Brazza

Ici Brazza

L'actualité congolaise est une affaire personnel. Mais je ne peux m'empêcher de la partager avec vous.



Related Articles

Congo : les sages de la Sangha à Ouesso frustrés après l’intronisation du nouveau préfet

Le nouveau préfet de la Sangha, Jean-Christophe Tchicaya, nommé par décret présidentiel, a été installé dans ses fonctions, le mercredi

Coopération militaire : le Congo et la France signent deux nouvelles conventions

Les deux accords signés, le 24 janvier à Brazzaville par le ministre à la Présidence de la République, chargé de

Congo : grève des travailleurs de la mairie de Dolisie

Les agents municipaux de la ville de Dolisie ont déclenché ce 22 décembre 2015 une grève pour revendiquer le paiement

No comments

Write a comment
No Comments Yet! You can be first to comment this post!

Write a Comment

Your e-mail address will not be published.
Required fields are marked*

Aller à la barre d’outils