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Brazzaville : encore des actes de violence au lycée Thomas-Sankara

lycée Thomas-Sankara
lycée Thomas-Sankara

Comme de coutume, le lycée Thomas-Sankara, situé dans le 9e arrondissement Djiri, a été encore le théâtre des actes inciviques, en l’espace de deux semaines

Les violences dans les établissements scolaires sont devenues monnaie courante dans la capitale congolaise. Mais celles enregistrées pratiquement chaque semaine au lycée Thomas-Sankara A et B, inquiètent de plus en plus les équipes de maîtrise, les enseignants, les élèves et leurs parents. Après avoir affronté la police le 4 mars lors de l’inhumation de leur condisciple, les élèves de l’une des écoles publiques les plus populaires de Brazzaville ont été à nouveau face aux forces de l’ordre le 17 mars.

En effet, la dernière journée des examens du 2e trimestre a été encore une fois plus agitée. Pour prévenir tout acte incivique, la direction de l’établissement avait saisi le commissariat de police du la Tsiémé qui a, à son tour, mobilisé des BG. Ce qui a conduit à l’interpellation de quelques jeunes gens en civil détenant des armes blanches. Selon nos sources, ces jeunes dont certains ont pris la poudre d’escampette sont venus des quartiers Jacques Opangault et Kahounga, deux zones souvent réputées dans ce genre d’actes. Leur but consistait à agresser les élèves pour s’emparer de leurs téléphones portables.

Pour rappel, le lycée Thomas-Sankara est victime de sa perméabilité due au manque de sécurité au niveau des entrées principales. Ce qui se justifie par le va-et-viens des passants sous l’oeil impuissant des équipes de maîtrise dudit établissement scolaire. Ces actes d’antivaleurs sont à l’origine de nombreuses absences des enseignants qui craignent pour leur sécurité.

Des cours perturbés à la Faculté des sciences économiques

Prenant les cours depuis un certain moment dans l’un des nouveaux amphis mis à leur disposition par le gouvernement, les étudiants de la Faculté des sciences économiques n’ont pas été à l’aise le 17 mars. Et pour cause, l’un de leurs condisciples a été surpris avec des munitions d’armes de guerre dans la salle avant de fuir. Ce qui a créé la panique au niveau du rectorat, car nombreux ne savaient pas si l’auteur de cet acte détenait par devers lui une arme à feu ou faisait partie d’un groupe de bandits. D’où l’arrêt des cours durant toute la journée du mardi.

Tous ces actes qui n’augurent pas des lendemains meilleurs pour le système éducatif congolais sont à condamner. D’où la nécessité pour les pouvoirs publics de renforcer les mesures de sécurité autour des écoles, surtout celles réputées « chaudes » ; en même temps intensifier les séances d’éducation civique comme au bon vieux temps du monopartisme avec le Mouvement national des pionniers.

© Adiac-Congo

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