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Boko Haram : le président nigérian accuse les Etats-Unis de complicité

Muhammadu Buhari à Washington mercredi. (Photo Brendan Smialowski. AFP)
Muhammadu Buhari à Washington mercredi. (Photo Brendan Smialowski. AFP)

Muhammadu Buhari a critiqué la décision américaine de ne pas livrer les armes à son pays pour mener la lutte contre la secte Boko Haram. Pour le président nigérian, ce refus fait des Etats-Unis un « complice » du groupe islamiste Boko Haram.

Une loi américaine interdit la vente d’armes à des pays qui, selon Washington, ne respectent pas les droits humains. Le président nigérian a appelé Washington et le Congrès américain à contourner la loi. Il a aussi promis d’effectuer des enquêtes sur les accusations de violations des droits de l’Homme dans son pays.

Muhammadu Buhari a rencontré le président américain Barack Obama, le 20 juillet à Washington, pour demander l’assistance de son pays afin de pouvoir lutter efficacement contre  le groupe islamique Boko Haram qui sévit actuellement au Nigéria, au Cameroun, au Tchad, et au Niger.  Il a fait de la lutte contre le groupe terroriste Boko Haram, l’une de ses priorités. Les victimes de la secte islamiste sont estimées à 10 000 personnes tuées et des centaines de kidnappées, en majorité des femmes et de jeunes filles.

La Banque mondiale  a promis de prêter 2,1 milliards de dollars au Nigeria pour réparer les dégâts causés par Boko Haram dans le nord-est du pays. L’annonce a été faite suite à une rencontre à Washington entre le président nigérian, Muhammadu Buhari, et des représentants de la Banque mondiale, de la Fondation Bill et  Melinda Gates et de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Le prêt servira aussi à réinstaller les populations ayant quitté la région pour fuir les exactions commises par la secte dirigée par Abubakar Shekau. « Outre la reconstruction de la région en termes d’infrastructures, la priorité doit aussi être donnée à la  réinstallation des personnes déplacées, qui sont aujourd’hui plus d’un million », a précisé dans un communiqué  le président Muhammadu Buhari. 

© Adiac-Congo

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