Bientôt un Fonds sino-congolais pour mobiliser des capitaux chinois pour le Congo

Calixte Nganongo

Les deux parties échangeant les parapheurs

Les parties congolaise et chinoise ont signé, le 28 février à Brazzaville, les actes constitutifs du Fonds national de développement du Congo (FNDC), censé financer les activités des collectivités locales, les coopératives agricoles, la construction des infrastructures et des services sociaux de base.

Détenu à parts égales entre l’Etat congolais et la société chinoise West african group, le nouveau fonds vise à inciter les entreprises chinoises à investir dans le pays et à financer la diversification de l’économie locale. Au moins quatre secteurs ont été ciblés, notamment l’agriculture, les infrastructures, l’industrie avec la construction d’un parc national éco-industriel, le tourisme ainsi que la formation et la santé. 

Le lancement de ce fonds est considéré par les parties comme une nouvelle étape dans la coopération sino-congolaise qui célèbre son cinquantième anniversaire cette année. Celui-ci va œuvrer dans la mobilisation des ressources financières auprès de divers partenaires institutionnels afin de faciliter le financement des projets d’investissement au Congo, a indiqué le ministre des Finances et du budget, Calixte Nganongo.

« À l’heure où notre pays développe des pratiques financières rigoureuses caractérisées par la recherche des équilibres macro-économiques, le lancement du fonds constitue une réelle opportunité pour soutenir les investissements tout en préservant la viabilité de la dette », a déclaré le ministre, ajoutant que ce fonds est un maillon supplémentaire dans la figuration de l’écosystème financier congolais et devrait intégrer les priorités du Plan national de développement 2018-2022.

Pour la partie chinoise, la naissance de cet instrument de développement marque l’aboutissement d’un long processus de négociations ayant débuté en 2014. La représentante de la société West african group, Huo Kouyin, s’est montrée rassurante quant à la mobilisation des capitaux chinois, de techniques et d’équipements.

« Nous sommes convaincus que les sociétés chinoises créeront de nombreuses usines et fermes, comme ce qu’elles ont fait en Chine et ailleurs. Elles peuvent étendre leurs activités aux zones rurales éloignées du Congo, malgré le manque d’infrastructures, de routes, d’électricité. Elles seront en mesure de la création des petites entreprises de transformation, en apportant à la population le savoir-faire et l’offre d’emploi », a estimé Huo Kouyin. 

Notons que la cérémonie de signature des documents s’est déroulée en présence de plusieurs membres du gouvernement, dont le ministre de l’Aménagement du territoire et des grands travaux, Jean-Jacques Bouya, des diplomates étrangers et des dirigeants des établissements bancaires, des microfinances, des sociétés d’assurance…

Fiacre Kombo

Adiac-Congo

Adiac-Congo

L’Agence d’information d’Afrique Centrale


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