home Brazzaville, Congo Au nom de la paix, 13.000 femmes ont manifesté le 1er mars à Brazzaville

Au nom de la paix, 13.000 femmes ont manifesté le 1er mars à Brazzaville

L’objectif derrière cette marche, baptisée « le périple de l’espoir », était de mettre en garde les politiques.

« Conscientes du désastre que les campagnes incitatives et psycho-traumatiques menées par certains de nos citoyens et familles politiques avaient entraîné dans notre pays, tant en pertes en vies humaines et en dégâts matériels, nous disons Plus jamais ça », a fustigé la présidente de l’Association actions innovations pour la paix et le développement culturel (PAIDC), Inès Nefer Ingani devant une multitude de femmes.

Ce meeting pour la paix a été initié pour permettre aux femmes de s’exprimer en faveur du maintien de la paix et d’accompagner le Congo dans le processus de la recherche de la paix dans la sous-région et en Afrique. Dans cette même optique, de demander l’amélioration du statut de la femme non mentionné dans la Constitution du 20 janvier 2002.

Ainsi, favoriser l’unité nationale, le dialogue et la cohésion sociale face aux enjeux socio-économiques et politiques qui prévalent actuellement au Congo ; et interpeller les politiques et la société civile sur d’éventuelles intentions de troubles publics et d’incitations externes à la haine et à la division, sont là les principaux objectifs visés. Ainsi, les femmes se sont engagées à abolir les sentiments de sectarisme et d’appartenance tribale.

« Les femmes ont voulu montrer leur prise de responsabilité face à l’éducation et à leur capacité à gérer et à prévenir les conflits. Face aux divergences d’opinions dues au changement ou non de la Constitution, nous avons pensé qu’il fallait essayer de mettre en garde les politiques, car nous voulons la paix », a déclaré Inès Nefer Ingani.

Prévue à 7h00, le coup d’envoi a été donné à 12h20 par la présidente de ladite association après la lecture des messages de ralliement à cette vision, par les femmes de la société civile, des confessions religieuses, des communautés musulmanes, tchadiennes et centrafricaines ; les femmes vivant avec handicap, celles venues des différents arrondissements de Brazzaville ainsi que les représentants de quelques départements.

Les participantes ont suivi le parcours ci-après : le Boulevard Alfred Raoul – Rond-point de la Patte d’oie – Boulevard Denis Sassou N’Guesso – Rond-point de l’Institut français du Congo (ex CCF) – Palais de justice – Nganga Édouard – la préfecture de Brazzaville.

Arrivées à l’hôtel de la Préfecture, elles ont remis au préfet de Brazzaville, Benoît Moundélé-Ngolo, le cahier des doléances et des propositions faites au président de la République. Témoin de cet acte : le Commissaire général du comité de suivi de la Convention pour la paix et la reconstruction, Marius Mouambenga.

© Adiac-Congo

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