Au Congo, beaucoup de familles s’approvisionnent encore en eau de qualité douteuse

Au Congo, beaucoup de familles s’approvisionnent encore en eau de qualité douteuse

Le 22 mars de chaque année, l’humanité entière célèbre la journée mondiale de l’eau instituée par les Nations Unies. «Les eaux usées» a été le thème retenu pour cette année 2017. Celui-ci met en lumière les eaux usées et les différents moyens de les réduire et de les réutiliser.

Au Congo, le gouvernement a rendu public, à cet effet, un message relatif à cette journée, lu par Serge Blaise Zoniaba, ministre de l’énergie et de l’hydraulique, mardi 21 mars 2017, en son cabinet de travail, à Brazzaville.

Il ressort de ce message qu’en raison de la poussée démographique, de l’urbanisation accélérée, de l’industrialisation et de l’exploitation minière, on constate, au Congo, une hausse considérable du volume des eaux usées. Au cours de ces dernières années, précise le message, le gouvernement a pris des initiatives, pour équiper nos villes en infrastructures permettant de collecter et de canaliser les eaux contaminées par l’activité humaine: construction des latrines ordinaires et ventilées dans les marchés, dans les écoles, dans les centres de santé intégrée et dans les ménages; installation des stations de traitement des boues de vidange à Brazzaville (dans les localités de Lifoula et de Makana) et à Pointe-Noire (dans les localités de Vindoulou et de Fouta); aménagement des voiries urbaines, lors des municipalisations accélérées; activités en cœur du projet de développement urbain des quartiers précaires.

Dans ce message, Serge Blaise Zoniaba a indiqué que si le niveau de couverture des services publics, dans le secteur de l’eau, naguère bas, est en nette progression, celui plus spécifiquement du traitement des eaux usées laisse encore à désirer. Le gouvernement entend bien s’atteler à y remédier, progressivement, conformément aux prescriptions du programme de société, «La marche vers le développement», du Président Denis Sassou N’guesso, relatives au renforcement des équipements urbains, à l’amélioration du cadre de vie, dans les villes et à la préservation de l’environnement. Avec l’évolution technologique, les eaux usées peuvent être recyclées au moyen de procédés permettant leur dépollution avant soit leur retour dans le milieu naturel, soit leur réutilisation dans l’industrie, dans l’agriculture et même dans les ménages.
Cette journée mondiale rappelle le long chemin qui reste à parcourir, pour maitriser l’ensemble des opérations liées au traitement de l’eau, élément stratégique à l’origine de nombreux conflits, pour en assurer le contrôle. «Cette date, a poursuivi  le ministre de l’énergie et de l’hydraulique, est l’occasion de demander à tous de contribuer à l’entretien des écosystèmes sains, pour assurer le bien-être de l’humanité. En protégeant les ressources en eau, nous garantissons aux générations  à venir, les conditions d’une vie heureuse sur notre planète.»

Soulignons que l’humanité a besoin d’eau. Une denrée au cœur du développement durable. Les ressources en eau, ainsi que la gamme de services qu’elles peuvent rendre contribuent à réduire la pauvreté, à accroître l’économie et à sauvegarder l’environnement. L’eau contribue, aussi, à l’amélioration du bien-être social et à la croissance équitable, affectant les moyens de subsistance de milliards d’individus. L’objectif 6 des O.d.d (Objectif de développement durable) garantit l’accès de tous à l’eau et à l’assainissement et assure une gestion durable des ressources en eau. Il a, notamment, pour but de réduire de moitié la proportion des eaux usées non traitées et d’augmenter considérablement à l’échelle mondiale le recyclage et la réutilisation sans danger de l’eau. Pas moins de 80 % des eaux usées provenant des lieux d’habitation, des villes, de l’industrie et de l’agriculture sont rejetées dans la nature, polluant, ainsi, l’environnement et appauvrissant les sols. Au Congo, dans des grandes agglomérations, beaucoup de familles s’approvisionnent, encore, en eau de qualité douteuse provenant des puits. Et, pourtant, la bonne qualité de l’eau potable joue un très grand rôle dans la santé des populations.

Philippe BANZ


Tags assigned to this article:
Congoeau

No comments

Write a comment
No Comments Yet! You can be first to comment this post!

Write a Comment

Your e-mail address will not be published.
Required fields are marked*

Aller à la barre d’outils