home Congo, Politique André Okombi Salissa : « nous voulons négocier… », mais…

André Okombi Salissa : « nous voulons négocier… », mais…

André Okombi Salissa et Guy Brice Parfait Kolélas
André Okombi Salissa et Guy Brice Parfait Kolélas

« La seule médiation c’est celle que devrait mener le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies pour l’Afrique centrale », a affirmé le président de la Convention pour l’action, la démocratie et le développement (CADD), André Okombi Salissa. Avec Guy Brice Parfait Kolélas, ils ont réitéré, le 18 novembre à Brazzaville, leur vœu de dialoguer avec le pouvoir pour discuter de la gouvernance électorale.

Les dirigeants de l’Initiative pour la démocratie au Congo (IDC), plateforme de l’opposition, se disent disposés à s’asseoir autour d’une table avec la majorité afin de mettre en application les recommandations issues des dialogues de Sibiti et de Brazzaville. « La seule médiation c’est celle que devrait mener le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies pour l’Afrique centrale. Cette médiation n’a rien donné puisque nous ne nous sommes pas mis en face du pouvoir. Nous ne demandons qu’à dialoguer. La seule issue, c’est le dialogue. Nous ne reconnaissons pas la nouvelle République mais l’ancienne et nous voulons négocier avec les responsables de l’ancienne République, donc par rapport à la République de 2002 », a affirmé le président de la Convention pour l’action, la démocratie et le développement (CADD), André Okombi Salissa.

L’IDC ne reconnaît pas le référendum constitutionnel

Selon cette plateforme, le référendum du 25 octobre dernier est « juridiquement illégal ». « À ce jour, l’IDC ne reconnaît pas le référendum ayant permis au pouvoir de faire passer sa nouvelle Constitution, sujette à plusieurs interrogations. L’opposition incarnée par l’IDC était persuadée que le pouvoir allait se ressaisir. Beaucoup de nos militants sont encore détenus dans les prisons, tandis que d’autres ne sont pas localisables », peut-on lire dans une déclaration publiée par ces dirigeants de l’opposition.

Répondant aux questions de la presse sur les relations entre l’IDC et le Frocad, ces responsables affirment que les relations entre les deux plateformes politiques sont au beau fixe, avant de reconnaître le « déficit » de communication au sein de cette coalition. « Les deux plateformes s’entendent très bien. Cela ne veut pas dire que notre œuvre est totalement parfaite », a reconnu le président de la CADD.

« Notre capacité à mobiliser est intacte »

Pour le secrétaire général du  Mouvement congolais pour la démocratie et le développement intégral (MCDDI), Guy Brice Parfait Kolélas, « Ce jour, aucune disposition de désobéissance civile n’était prévue, mais plutôt un meeting. Les jeunes ont réagi par réflexe, car rien n’était programmé », a-t-il expliqué. Et André Okombi Salissa d’ajouter : « N’alimentons pas le champ de la division ».

Sauf changement de dernière heure, ce vendredi 20 novembre, l’IDC et le Frocad communiqueront leur nouveau programme d’actions. Ils affirment cependant avoir la même capacité de mobilisation car, disent-ils, « la lutte continue ». « Notre capacité à mobiliser est intacte », a conclu le secrétaire général du MCDDI.

Josiane Mambou Loukoula

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