Ambassade du Congo en France : le parcours de combattant pour obtenir un visa

Ambassade du Congo en France

File d’attente devant le consulat de l’ambassade du Congo en France / Crédit photo Marie Alfred Ngoma

Disposer aujourd’hui du sésame d’entrée à Brazzaville relève d’un parcours de combattant pour les Congolais naturalisés ainsi que pour des étrangers désireux de s’y rendre. Les files d’attente se reconstituent devant le consulat.

File d’attente il y a un devant le consulat de l’Ambassade du Congo en FranceDepuis le 29 décembre de l’année dernière, la certitude était née avec la mise en place d’une plate-forme dénommée Générateur intégré des rapports d’activités, Girafe, pour les procédures et délivrance des visas et autres documents consulaires. Cet outil de gestion aurait pu améliorer les conditions d’accès des usagers aux services de l’ambassade du Congo en France.

Pourtant, quelques mois après, on constate que la mise en ligne effective du site « Ambacongofr.org » ne constitue plus le moyen approprié donné aux Congolais d’être en contact permanent avec la représentation diplomatique, moins encore ne constitue plus le cadre interactif d’échanges citoyens.

Rien ne semble avoir changé ni avoir provoqué leur adhésion, au contraire la situation semble même être plus difficile. En tant qu’usagers, ils attendent jusqu’au-delà des heures officielles d’ouverture au public, « jusqu’à 22 h », ironise une Congolaise qui a dû revenir à chaque fois durant trois semaines espérant obtenir son visa.

Certes, l’ambassade du Congo en France a un vaste territoire juridique allant de la France, Portugal, Espagne, Monaco, en passant par Liechtenstein jusqu’au Vatican en attente de l’agrément. A-t-on les moyens matériels et humains de répondre à la couverture de ces missions ?

Pour l’heure, les services consulaires fonctionnent au ralenti, suscitant très souvent l’indignation proche de révoltes des usagers. Car, ceux-ci, quel que soit le motif de leur voyage, sont dans l’obligation de reporter les dates de départ avec les frais s’y référents. La problématique de l’obtention de visas, en cette période de vacances, est le fait saillant.

Gageons que la bonne volonté affichée par le nouvel ambassadeur, Rodolphe Adada, depuis sa prise de fonctions, remédiera à ce problème qui couve dans la « Maison commune des Congolais de l’étranger » à Paris.

Marie Alfred Ngoma 

Adiac-Congo

Adiac-Congo

L’Agence d’information d’Afrique Centrale


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