home Brazzaville, Congo 62% sur 600 femmes victimes de violence à Brazzaville

62% sur 600 femmes victimes de violence à Brazzaville

ville de Brazzaville
La ville de Brazzaville

La ministre de la promotion de la femme et de l’intégration de la femme au développement, Mme Catherine Embondza Lipiti, a révélé le 25 novembre à Brazzaville, les résultats d’une étude faite par son département, selon lesquels sur 600 femmes enquêtées dans la capitale, 62% ont déclaré avoir été victimes de violences de toutes sortes au cours de leur vie.

C’est ce qui ressort de la déclaration du gouvernement à l’occasion de la célébration de la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, placée au plan international sous le thème «Prévention».

Cette étude, souligne Mme Embondza Lipiti, a été faite sur la base de la typologie des violences, des violences conjugales, des violences en milieu scolaire, de nouvelles formes de violences subies par les femmes au Congo. Pour les femmes qui ont subi des violences, 83% étaient des violences psychologiques, 31% des violences sexuelles, 26% des violences physiques et enfin 4% des violences économiques.

«Ces études vont aboutir à l’élaboration du plan d’action national de lutte contre les violences sexospécifiques qui sera soumis dans les prochains jours à une validation nationale», a-t-elle déclaré.

En dehors de cette commande d’études qui fait partie des résultats de la finalisation de la campagne «Tolérance zéro maintenant !» au Congo, Mme Embondza Lipiti a épinglé d’autres avancées visant l’éradication de ce phénomène, parmi lesquelles, la dynamisation de l’Observatoire des violences basées sur le genre, la mise en place de structures chargées de la prise en charge clinique, psychologique et juridique des victimes des violences sexuelles, notamment dans les centres hospitaliers de Makélékélé, Talangaï et les cliniques juridiques, la tolérance zéro à l’égard des auteurs convaincus de viols à travers des sanctions sévères tant sur le plan administratif que judiciaire.

Par ailleurs, la ministre en charge de la femme a reconnu qu’il y a encore du chemin et beaucoup de choses à faire ; c’est pourquoi, la célébration de cette journée sur ce thème constitue pour les gouvernements, les organisations internationales et nationales, une occasion d’éveiller les consciences au regard de l’ampleur et de la gravité du phénomène sur les réalités des rapports sociaux, culturels, économiques et interprofessionnels. Car les violences faites aux femmes constituent un problème mondial, et son éradication requiert l’implication de tous, dont l’action préventive demeure la priorité.

Célébrée au Congo sur le thème «La paix et l’autonomisation des femmes, facteurs de lutte contre les violences sexo-spécifiques», cette journée permet au gouvernement congolais d’envisager «de mobiliser et de fédérer toutes les énergies en vue de mener des actions de protection des victimes, de poursuite des auteurs de violence et de prévention en mettant en place des campagnes de prévention à grande échelle contre les violences sexistes et sexuelles», a-t-elle indiqué.

Cependant, quelques femmes désœuvrées et non scolarisées sont ignorantes de toutes ces mesures et de la célébration de cette journée instituée par les Nations Unies depuis 1999. Ces femmes sont victimes des violences conjugales en silence.

(ACI)

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