Grève illimitée des avocats de Pointe-Noire pour la libération de Me Essou

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Depuis mardi, les avocats du barreau de Pointe-Noire ont suspendu leurs activités professionnelles devant les cours et tribunaux. La décision vise à protester contre l’incarcération de leur collègue à Brazzaville, maître Ludovic Désiré Essou, avocat du colonel Marcel Ntsourou. Alors que leurs confrères de Brazzaville ont amoindri leur position, les avocats de Pointe-Noire ne jurent que par la libération de Me Essou avant toute reprise.

Les avocats congolais du barreau de Pointe Noire ont tenu une assemblée générale dans ce sens mardi la salle d’audiences de la cour d’appel de Pointe-Noire. C’est Me Christophe Mvoumbi, le bâtonnier de Pointe-Noire qui a présidé la réunion.

« Nous n’avons pas voulu agir par séquences avec des délais ou des ultimatums. Nous avons directement décidé de suspendre nos activités jusqu’à la libération de notre confrère. Trop c’est trop maintenant », a dénoncé un avocat.

Même avant de tenir leur réunion, les avocats ont eu des difficultés. Les témoignages indiquent que l’avocat général a tenu à les expulser de la salle.

De l’autre côté de la capitale Brazzaville, le barreau s’était retrouvé sous la direction de Me André François Quenum et avait décidé de suspendre les activités professionnelles pendant trois jours. Les avocats de Brazzaville ont expliqué que ce délai de trois jours visait directement le procureur de la République André Oko Ngakala qui devrait libérer « immédiatement et sans conditions » Me Essou.

On se souvient que le 18 février dernier, Me Ludovic Désiré Essou avait été arrêté, un jour après la mort de Marcel Ntsourou dont il a été le conseil.

Des sources indiquent que le pouvoir de Denis Sassou Nguesso a procédé à l’interpellation de l’avocat à la gendarmerie nationale pour le fait que son client lui aurait fait des révélations avant de passer de vie à trépas.

Jusqu’à ce jour, les autorités judiciaire et sécuritaire du Congo n’ont donné aucune explication sur l’arrestation de l’avocat qui est toujours détenu dans les locaux de la gendarmerie à Bacongo.

Des observateurs annoncent que si le pouvoir résiste, les avocats évoluant à l’intérieur du pays, notamment à Dolisie et à Ouesso pourraient suivre le mouvement de grève déclenché par leurs confrères dans les deux capitales.

Au Congo, la loi organisant la profession d’avocat exige que l’homme en toge noire soit arrêté en présence de son bâtonnier et devant le procureur général près la cour d’appel. Une procédure bafouée par le régime de Denis Sassou Nguesso.

Oeil d’Afrique

 

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