Pointe-Noire : Incendie à la galerie Just Mad

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Ville de Pointe-Noire
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Il était 9 heures 30, le dimanche 5 avril, quand le feu parti du restaurant mitoyen a envahi toute la galerie Just Mad située dans l’enceinte de la direction départementale de l’agriculture et de l’élevage à Pointe-Noire. En moins d’une heure, la galérie et les installations avoisinantes ont été transformées en cendres.

Décidément les coups durs ne cessent de s’abattre sur Justine Émilie Madieta dit Just Mad, styliste-modéliste et promotrice culturelle. Après l’incendie qui avait ravagé « le village des arts » en 2012 à Djeno, lieu touristique et culturel qu’elle a monté quatre ans auparavant, la galerie Just Mad ajoute aux malheurs de cette passionnée des arts. Ici se trouvent ses dernières créations mais aussi les objets d’arts des artistes peintres et auteurs créateurs du pays. L’incendie arrive alors que  l’artiste était en train de redonner une autre image à l’espace.

Le feu parti du restaurant voisin a tout calciné jusqu’à brûler les installations de l’unité de fabrication des plaques d’immatriculation des véhicules qui juxtaposait la galerie. Présente sur les lieux au moment du sinistre, Just Mad a tenté d’alerter le voisinage afin d’éteindre le brasier. Mais peine perdue, la feu a envahi toute la galerie en cours de réhabilitation et dont l’inauguration était imminente.

« Je regrette toutes les collections que je viens de perdre dans cet incendie. Toutes les œuvres que j’ai ramenées de ma tournée africaine de deux ans au Cameroun et au Tchad pour me requinquer après le sinistre de 2012. J’ai aussi perdu la collection des œuvres picturales de Keldy Bazoungoula, le jeune peintre récemment disparu que je voulais garder en souvenir des années qu’il a passées avec moi à la galerie. C’est terrible ce qui m’arrive maintenant. Mais je remercie le bon dieu qui a fait que je sois là au moment de l’incendie. Je ne sais pas comment j’allais réagir si on m’avait appris la nouvelle du sinistre par une tierce personne. »  

En dehors des œuvres d’arts, Just Mad a perdu aussi la plupart de ces documents, ses vêtements et tout son patrimoine car depuis l’incendie du village des arts tous ces objets précieux ont été gardés à la galerie. Aujourd’hui, Just Mad qui a été accueillie par une famille généreuse à Pointe-Noire est une femme abattue. Elle demande un réconfort moral mais surtout une assistance pour qu’elle recommence ses activités.  

© Adiac-Congo

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