Brazzaville: l’université Marien-Ngouabi paralysée par une grève

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Tout est point mort dans les facultés et instituts de l’unique établissement public d’enseignement supérieur du Congo, depuis le 6 janvier. Pas d’enseignants, pas d’étudiants dans les salles de classe, pas de cours, la situation est inquiétante.

Comme au début de l’année dernière, toujours à l’appel de l’intersyndical composé du Syndicat national de l’Enseignement supérieur (Synesup), du Syndicat national de l’université (Synalu) et du Sypenes, les cours sont perturbés à l’université Marien-Ngouabi. En effet, les grévistes reprochent au gouvernement, le non-respect de leur cahier de charge. Selon les informations recueillies auprès d’un enseignant à la Faculté des lettres et des sciences humaines (FLSH), le cahier de charge comprend quarante révendications, parmi lesquelles, la régularisation des salaires des agents et l’amélioration de leurs conditions de travail. 

Paradoxe, les meneurs du mouvement de grogne restent reticents vis-à-vis  des médias. Ce qui complique la tâche des journalistes sur les vraies motivations des grévistes. Pour certains étudiants rencontrés ce 7 janvier, la situation n’est pas trop préoccupante pour les enseignants titulaires.  C’est ainsi que la coordination de l’Union libre des élèves et étudiants du Congo (Uleeco) de la FLSH a demandé, à travers  une déclaration, aux étudiants de venir constamment faire les cours avec les enseignants titulaires de l’université. « Nous avons tenu une réunion tout à l’heure pour réclamer nos droits légitimes, c’est-à-dire le droit à l’éducation. Nous avons fait comprendre à nos collègues que si les concernés de la grève sont des enseignants vacataires, les titulaires peuvent faire cours, c’est pour cela que nous avons invité les étudiants  à être présents dans les différentes facultés. Le problème phare pour ces enseignants, c’est le paiement de leurs salaires. Mais nous ignorons le nombre des mois impayés », a expliqué le coordonnateur de l’Uleeco, Christian Ombeli.

© Adiac-Congo

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